‹ Guillery comedie en trois actes, en proseChapitre 48 sur 55 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

• Les mêmes, ISABEAU.

ISA B EAU

Bonne bête '.

GUILLEMETTE, eu sursaut.

Ail! l’odieuse femme! (Elle court chez elle et écoute)

G 1 1 LL EK T, à part.

Pris!

ISA BEA U, à Guillery.

Je suis donc bien laide ! Est-ce que ma main est une patte auprès des mains de cette dame? nous gantons le même numéro! Et priez-la un peu de vous montrer un bras comme celui-ci! Est-ce que mon cou est mal tourné? Ai-je une épaule plus haute que l’autre? mes yeux ressemblent-ils à des charbons éteints? Quel âge me donnez-vous donc?

GUII.LERV.

Je savais bien que je vous forcerais à descendre!...

ISABEAU, stupéfaite.

Que dit-il?

GUILLERY, à part.

Tant pis! elle paiera pour l’autre! (Haut, d’un ton lamentable.) Je vous en prie, Isabeau, ne me regardez pas ainsi... votre colère... ma tête... j’éprouve je ne sais quoi, et la parole me manque. Je savais que Monocorde vous avait prévenue contre moi... si j’étais allé frapper chez vous, vous ne m’auriez pas ouvert la porte. Alors, j’ai... comme qui dirait, attaché Guillemetle à l’hameçon !

ISABEAU

Menteur !

Voilà pourquoi je criais si fort, quand j’aurais pu lui parler à l’oreille; voilà pourquoi je la retenais sur la place, lorsque sa porte était ouverte. Elle l’est encore, et... (Guiilemette rentre cher elle et ferme violemment sa porte.)

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