I. LB prieuré de GUILLESTRB OU DE N
Le prieuré de Guillestre, de la dépenda d'Avignon, existait au moins dès 1118. Il par des prieurs, d'abord réguliers, nomm St-André, et, plus tard (v. 1265), par c mendataires, vivant ordinairement loin di dont le passage fut désastreux pour celui
La confirmation du prieuré de Guillesti St-Ândré d'Avignon faite par le pape Gél 1118, t 29 janv. 1119) à Avignon, le 20 d que la création du prieuré était antérieu mais elle ne devait pas être très ancien St-André, fondée en 999*), ne possédai prieuré de Quillestre le 22 juil. 1096, car 1 n'eût pas manqué de l'indiquer à cette da qui énumère les dépendances de Tabbi églises de Guillestre, Risoul et Geillac s< dans les bulles de 1118, par Gélase II; de cent II*) ; de 1178, par Alexandre IIM) ; d goire IX*), et autres postérieures.
D'ailleurs, le Fouillé ancien des bénéfi de St-André d'Avignon fait mention expr de Guillestre, de ses dépendances, Risoul vocable sous lequel le prieuré était coi Ebredunensiy prioratus Sanclœ Maria ecclesia de castro Risols, ecclesia de va Castro et territorio^),
*) HUt, du Languedoc^ anc. éd. t. II, preuves, o «) Bibl. Dat. Mss. latin 13916, i^ 2i v* et 124. ») Ihid., M30 vo.
*) Ibid,, (• 133 V.
•)/6td.. M33 V137.
^ PoUeare benefloiorum abbaîiae Sti Andrae Bibl. Dat. mss lat., 11814, f* 1 et suiv.
La fête du prieuré se célébrait le 15 août, ainsi qu'on peut le constater dans la charte communale de 1329, le jour de la fête de l'Assomption ou de N.-D. d'août ("rf^ Augusto). Mais le prieuré lui-même portait ordinairement le nom de N.-D. d'Aquilon: de Ouilono, de Aguilo, de Aquilono, 1414 (p. 359); de Acquilono, 1482 (p. 361'); d*Aquillon, 1615 (p. 319), et même d'Aiguillon, 1726 (p. 332').
L'église prieurale datait certainement du XIP siècle. Elle est mentionnée dans divers documents antérieurs à 1299*). Elle était entourée d'un cimetière, cUniterio Beatœ Mariœ, 1310 (p. 4), sur lequel les habitants tenaient souvent leurs assemblées communales ; ainsi en 1381, 1414, 1455, 1532, in cimilerio Béate Marie de Guilone, dit-on en 1414. Mais cette ancienne église fut agrandie et reconstruite en 1507 (p. 361).
A côté de l'église, et sur l'emplacement de la cure actuelle, s'élevait la demeure du prieur ou maison claustrale, souvent rappelée dans les documents : in curte domus claustri, 1332 (p. 307) ; — infra claustrum, 1459 (p. 2Q6) 'r — ante portam dom74S prioratus, 1501 (p. 31*4');
— infra domumprioratus Guilhestre, 1544-45 (G. 3010) ;
— La priora ou Prioura, 1614, 1779 (p. 323 et 255').
A l'origine, les revenus du prieuré étaient assez élevés: outre le tiers des dîmes de Guillestre et de Risoul, le prieur jouissait de la totalité de celles de Ceillac et, de plus, du produit de quelques terres. En 1746, ses revenus étaient de 2.900 1., mais ils étaient grevés de 1.400 de charges; donc 1.500 1. de revenu net (p. 222'-3).
Parmi les charges que devait supporter le prieur, et qui lui étaient communes avec Tarchevêque et le chanoine prébende à Guillestre, il convient de signaler un usage assez curieux, celui d'un deffructtcs ou repas annuel « à tous ceux du lieu [de Guillestre et de Risoul] qui y veulent aller », 1614 (p. 319).
<)Forûier,I,701;III,p. 260.
On connait les noms d'un certain nombre d Ouillestre. En voici la liste : ^
Prieurs de Ouillestre ou de N.-D. d'A
Raymond, prieur de Guillestre; 4 déc: 1240 (
p. 329), 12 févr. 1241, v. st. (ib., p. 330). B. CoMiER (Comerii), doyen de St-André d
oct. 1265 (Fornier, II, 62).
Jourdain d'Avignon, vers 1299, ou mieux lî
p. 4'; Forn., III, p. 260), 17 août 1299 (For
1306 (Forn., Il, p. 259).
François Rambaud (Ranbaudi), iTmars 132!
Jean de Blansac (de Blandiaco), parent de
Deux, 11 oct. 1340 (Forn., II, p. 163 ; I
Jnv. des Dauphins, p. 332), puis évèqi
(1348), cardinal (1361, f 8 juil. 1379)l Cf. I
Répert. col. 1168.
Jacques de Caussanicis, licencié es droits
Hugues de Creycello, bachelier es décrets,
Michel de Perellos, archevêque d'Embrun,
(Forn., II,.p. 258-9).
Antoine Perii ou Pe[re]rii, 12 juil. 1428 (p. Maillard de Theysio ou de The§io, 27 juin 14
Pierre Richier, 22 nov. 1442 (Livre carr
f> 280 ; Forn., II, p. 341 n) ; 10 oct. 1443 (G Perceval de Dorgerîa, 14 janv. 1460, à Noël Jean de La Molête (de Moleta), 18 juin 1482
mai 1496 (Forn., II, 461 n), 20 sept. 15(
Fora., ir, 468), 9 sept. 1501 (p. 10), 1«' c
3001), 29 sept. 1510 (ib.), 4 déc. 1510 (G. 30
1515 (ib.).
Pierre d'Urrb (d'Urro), 17 mai 1563 (p. 323)
Louis MoYNiER, 25 sept. 1579 (p. 317'), 25 mars 1583 (Jean Marcellin, not.).
Louis d'Urre. 5 nov. 1586 (p. 323').
Etienne Gome(?), f av. le 2 août 1593 (G. 3012).
Pierre Gome, nommé le 2 août 1593 (G. 3012).
Antoine Rame, chan. d'Embrun, 9 oct. 1593 (G. 3012).
Louis DiSDiER, chan. d'Embrun, 12 avril 1600 (G. 152, p. 99).
Claude Émé de St-Julien, fils d'Oclavien, président au parlement de Grenoble, 12 nov. 1613 (p. 323', cf. p. 319), 3 févr. 1620 (p. 112'); puis (1026-27) chan. d'Embrun (G. 213), t av. lef sept. 1628 (G. 519-20).
N... Massac, 15 mars 1623 (p. 116).
Antoine Gras de St-Julien, 27 juin et 4 juil. 1629, qui afferme les droits du prieuré pour 160 écus ou 480 1. (Espr. Dalmas, not.).
Laurent Rame, 12 nov. 1633 (G. 759), 11 mars 1637 (G. 583).
N..., prieur de Tourdan (Dourdan?), 8 juin 1664 (p. 439).
L'abbé de Lescot, a ancien prieur », 6 mai 1685 (p. 37*}.
Etienne Le Franc, s' de La Grange, docteur de Sorbonne, vie. g. du card. Pierre de Bonzy, arch. de Narbonne (1073, f 1703), pourvu à Rome le 5 oct. 1679, mis en poss. le 14 oct. suivant (J.-B. Albert, not.), 16 mai 1680 (p. 158), 20 et 23 déc. 1698 (p. 171' cf. p. 47'), 15 déc. 1719 (p. 333).
Louis-Armand de St-Bon, prêtre du dioc. de Grenoble, docteur en droit de la faculté de Paris, clerc de la chapelle et oratoire du Roi, mis en possession par procureur le 9 avril 1720 (Augustin Albert, not.), 25 janv. 1722 (p. 57'), 25 avril 1723 (ib,), 1" juil. 1724 (p. 202').
Philibert Bernard de Baudry de Marigny (p. 214'), abbé de St-Fuscien, dioc. d'Amiens, l^f déc. 1726 (p. 334'), conseiller-clerc au parlement de Paris, 2 avril 1728 (p. 60), prieurdeGuillestre, 7 juil. 1727 (p. 211), « depuis un an », 9 juil. 1727 (p. 64'), 1*' déc. 1727 (p. 334'), 2 avril 1728 (p. 60), 16 juil. 1730 fp. 61'), 4 avril 1736 (p. 214'), 29 avril 1736 (p. 64'), 16 juil. 1764 (p. 241) ;
« ci-devant prieur du prieuré simple de N.-D. de Guilleslre, Risoul et Ceillac », 7 janv. 1766 (Inv, des arch. Hautes- Alpes, série B, 345, p. 141).
Edouard -François -Xavier Berbiguier, prêt:
penlras, vie. g. d*Embrun, clian. de la colley Opportune, de Paris, « prieur de St-André gnan {sic^) et de Ste-Golombe, son annex Nimes, prieur commendataire du prieuré St-Césaire de Rantigny, ordre de St-Beno Beauvois, pourvu le 10 des calendes [d'a( année du pape Clément XIII [23 juil. 1764], a l'archevêque [d'Embrun] du 1«' oct. 1764 », i session du prieuré de Guillestre le lende:
(Brun, not.); 15 mars 1765 (G. 708j, 8 juin nov. 1773 (Albert, not.); il résigna ïe 25 (G. 32, p. 21); dit « ancien prieur » le 7 avril B. 351, p. 144^.
Paul BiSTOS, religieux de St-Benoit, vicaire gé: brun, résidant a Paris, dernier prieur de 25 janv. 1787 (G. 32), 13 juin 1787 (B. 351, p (p. 204), l«f juin et 10 août 1788 (p. 86), < date où les revenus de son prieuré sont afï 9 ans, moyennant 552 1. par an (p. 270), 2 (p. 268*), 8 août 1790, époque où il paye 215 de Guillestre, Bonardel, pour sa portion < 271). A cette époque, les revenus des biens-f prieuré sont de 75 1. (L. 826). Le 10 sept, porté sur la Liste supplémentaire des ém un grand nombre de prêtres et de laïques d'Embrun (L. 130).