‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 20 sur 68 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Etat religieux de GuUlestre (suite), — L*égUse. Inventaire de 1049. — Curés» secondaires et vicaires. ~ Chanoines d*Embrun prébendes à GuUlestre. — Prédicateurs de carême.

Les moines bénédictJDS de St-André d'Avignon firent, à Torigine, le service de la paroisse de Guilleslre (au moins de l'an 1118 à 1265). Vers celle dernière époque, ce service parait avoir été confié à des prêtres séculiers, à des chapelains, capellani curali, auxquels le prieur titulaire et les autres décimateurs, l'arclievèque et le chanoine d'Embrun prébende à Guilleslre, abandonnaient une partie de leurs revenus.

Au début du XVIl« siècle, l'archevêque, le prieur et le chanoine prébende contribuaient, chacun pour un tiers, à la rétribution du curé, de son secondaire ou vicaire, du prédicateur de carême, du clerc et des sonneurs. Ils devaient, de plus, entretenir, seuls, le presbytère ou chœur de l'église, la sacristie, les ornements, livres, calices, ciboires, croix et autres objets du cuUe, fournir les cordes des cloches, le pain et le vin pour la célébration de la messe, et a le vin nécessaire aux communiants », dit-on le 8 août 1615 (p. 319), ce qui semble prouver qu'existait alors à Guillestre l'usage de donner la communion aux fidèles sous les deux espèces du pain et du vin*).

*) Le 35 août 1638, Jacq. Derbez, vice-sacristaio de N.-D. d'Embrun, achète « deux verres pour servira la communion des lays » (G. 591, p. 380')f ce qui tond à établir la persistance de cet usage en Embrunais.

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