‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 22 sur 68 · III. — Cimetière et Sépultures dans i/église · texte numérisé non relu

III. — Cimetière et Sépultures dans i/église

Le cimetière de Guillestre entourait, en grande partie, l'église, depuis le XII« siècle. Il reçut la dépouille mortelle de multiples générations, et cela, jusqu'au XIX* siècle, époque où il a été transféré hors du bourg, à La Lonjagne, où il se trouve actuellement*).

Les réunions communales se tenaient fréquemment sur le cimetière; voir, par exemple, le 21 sept. 1310 (p. 4). En 1697, l'archevêque d'Embrun défendil, expressément de faire, à l'avenir, les élections consulaires dans le cimetière (p. 334).

Au XVII® et au XVIII* siècle, il élait d'usage assez général d'enterrer dans les églises. Le 25 août 1630, Honorât Grossan est enseveli devant l'autel de St-Crépin (p. 305'); le 28 déc. même année, Florelte Brun, devant l'autel de la Sle-Trinité (p. 366); eu 1040, le 18 mars, Honorât Girard, pharmacien, près dudit autel; le 29 juin, Georges Hichard, curé de Ceillac, devant l'autel de St- Sébastien (p. 366), etc.

'j En suite de rarrété du 13 avril 1831, Diiau cimetière fut fixée au l*' mai suivant (Arch, i !!• 31).

Les curés et autres ecclésiastiques de la paroisse étaient, d'ordinaire, enterrés dans le chœur, devant le maitre-autel ; ainsi, Claude Telmon, le 4 juin 1050; Esprit Albert, le 3 avril 1702; Louis Rostollan, le 14 nov. 1709; Jos. Albert, vicaire, le 7 juii. 1711; Franc. Deville, curé de Risoul, le 25 janv. 1712. Le 27 août 1672, Tarchevèque Charles Brulard de Genlis permit de faire des sépultures dans réglise de Guilleslre, sous la condition de payer à la fabrique 3 livres pour un chef de famille, 1 1. pour les enfants et 1 l. 10 sols pour les jeunes gens ou jeunes personnes de 10 à 20 ans (p. 333). Le 28 sept. 1697, il éleva le tarif de ces sépultures à 2 écus ou 6 1. pour les chefs de famille et à 3 l. pour les enfants (p. 334). On connaît les noms des personnes qui furent ainsi inhumées dans réglise de Guillestre de 1746 à 1776 (p. 403'-4). Mais, peu après, cette pratique, très dangereuse pour la santé publique, fut défendue, et avec raison.

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