‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 48 sur 68 · CHAI · texte numérisé non relu

CHAI

Assistance publique tre. — Révocatio Le grenier d'abo bienfaisance. — ] apothicaires.

Dès le XIV« siècle, il i sous le vocable du St-Esp rappelle qu'il était admii hospitalier (p. 293). Il éii Ville-Vieille, et il a donnt le pont de Rioubel : m publicaniy 1469 (f^ 301').

porte s'appelle toujours 1 Antoine Pascal, évèque d cbevêque d'Embrun, ac( faveur de l'hôpital du S hospUalis Sti Spiriius ((

Au XV« siècle, rhôpitai dans laquelle il était insti de f Hôpital, possédait Ghamp-Fillol, à Gaboyer i563, il avait des terre Clausa) (p. 440). Diverse (p. 437'). Elles étaient p( exemple en 1699 (p. 330)

L'hôpital avait d'étroit St-Esprit, dont nous avo les revenus de cette conf (p. 332').

^ '*'^pilal de Guillestre, appelé souvent « hôpital-Dieu » jiècle (p. 360), « authel-Dieu ». 28 janv. 1685 (J.-B. ,not.); Xenodochiu)}}, 1641 (p. 366), a maison de )ne », 1744 fp. 220) et 1771 (p. 242), ou simplement mône », 1789 (p. 87), an 2, an 5 et an 7 (p. 276' et Hait administré par le curé, le châtelain, les consuls s autres notables habitants ^). On peut voir, dans yitaire des archives hospitalières des Hautes-Alpes H suppl. 241 et 242), l'analyse de deux petits volu- Misacrés à l'administration de cette maison, de 1680 , et de quelque façon les revenus de Thôpilal étaient ^és au soulagement des pauvres du lieu et à celui lerins et des passants indigents. Disons seulement 3s 1752, les bâtiments étaient en fort mauvais état et lent en ruines (H suppl. 242), et que les aumônes uées aux pauvres annuellement étaient de 7 charges seigle, soit de 30 setiers, qui, à 25 1. la charge, entaient une somme de 187 1. 10 s. (ibid.).

dinaire les secours étaient distribués par un hosr attaché à rétablissement. Pierre Albrand, hospi- 3n 1649 (p. 140) et 1667 (p. 363), recevait un petit lent annuel de 9 ou 10 1. (p. 148). Il remplissait, en temps, les offices divers de fossoyeur (p. 322') et, en le crieur public (p. 153*). Il eut pour successeur, en ::iaude Philip (p. 154), et, en 1707, Sauveur Pascal

de la révocation de TÉdil de Nantes, la déclaration du 21 août 1684, interdisant Texercice de la \. a aux lieux de Guilheslre, Moliues et Sl-Véran », ivit la démolition des temples desd. lieux et en a les débris à Thopital de Guillestre. C'est à cette [(faire que se rapporte le document suivant :

ent, des Arch. HospiL des Hautes-Alpes, H suppl. 242.

Transaction entre les i clergé (TAnibruny et Vhospital de Guilhestre

L*anl585etle28jour ( Comme seroit ainsy que, d'Estatde Sa Majesté, ren nier, à la ponrssiiite et clergé du diocèse d'Ambri de la R. P. R. aux lieux d€ et la desmolition des tem| lieux, à la dilligence dud.

préférence des fraix des ( matériaux, et que pour 1' Eslienne Roux d'Arbaud, diocèze, et messire Est député dud. clergé, soii:

ville d'Ambrun, accompaj de Gaffe, sergent royal.

Estant arrivés au prése procureur et directeur de comme ayant-droicl, pa 2i aoust 1G84, de toulz consistoires desd. lieux, ( desmolition desd. temple fraix, et dans le dessein desbris qui proviendront et des cloches dont les o en possession au temps c s""» le vicaire général et di à faire faire lad*' desmolil cloches.

A quoy ayant consani pendant plusieurs jours gent et ses thémoins à ce

à celliiy de Molines et St-Véran*), pour raison de qiioy lesd. s" vicaire général et député dud. clergé ont soufert j j- j ^penses, estre rembourcées avec leur vacant vingt jours entiers qu'ilz ont vacqués t, en suite desd. arrestz et en exécution de n.

3, par-devant moy, notaire, et thémoins bas 5té présens en leurs personnes lesd. messioux d'Arbaud, vicaire général, et Estienne moine et député dud. clergé, d'une part, et rt et François Devilla, consuls du lieu de en ceste qualité directeurs dud. hospital 3y, Jean-Baptiste Albert, notaire, et Jacocureurs d'icelluy, adsistés de s"" Jacques s Barnéoud, André Court, Jean Bonnardel, feu Albert, Jean Faure, feu Arnoux, et u Esperit, la plus part des conseilliers dud. leur advis, et se sont soubzsignés, d'autre; ^,pour eux et leurs successeurs auxd. charau et accordé que pour les fraix, dépens et tz et soufferlz par lesd. s^ d'Arbaud et dant led. tempz et, pour ce que desrier, ilz rénent la cloche qui estoit au temple de émise par le consistoire dud. Molines, de irront disposer, ainsy qu'ilz verront à faire, s desbris et matériaux provenus des démopies desd. lieux, n'ont pas esté sufisantz fraix desd. desmoli tiens, au moyen de quoy isrier lesd. directeurs et consuls et procuspital qui, prenant du surplus des autres isistoires, demeurent chargés de payer la iche desd. s""» vicaire général et Donnadieu, éjour au présent lieu, dans la maison des rthélemy Brun, leur première vacquation vost et scindiq restent chargés des droiclz

id, Hist. des Protestants du Dauphinéy t. II, 1876,

Louis de Leyssin, un grenier d'abondance ou Mont-de- Piété fut établi à Guillestre. Le but de cette institution charitable était de prêter aux. habitants nécessiteux du blé, qu'ils devaient rendre lors de la récolte, en y ajou- 2 civayers par charge, pour Tintérét, ce qui, avec le temps, devait produire une augmentation du capital. L'archevêque accorda une première mise de fonds de 25 charges de seigle. François Court, originaire de Guillestre^ négociant à Turin, en donna 10, et divers particuliers, 1 ou 2. Dès le 24 août 1777, le mont-de-piété était créé. Un règlement fut aussitôt rédigé et homologué par le parlement de Grenoble le 20 mai 1778.

Gomme l'hôpital, le grenier d'abondance était administré par un bureau composé du curé, du châtelain, des deux consuls et de quatre membres électifs (p. 79'-80). Avant 1790, le mont-de-piété de Guillestre possédait un fonds de 60 charges de blé. Mais, pendant la révolution, cette réserve disparut rapidement. Louis Deville, maire de Guillestre, en 1808, essaya de la reconstituer et réussit en partie.

Legs de François Court. Le Bureau de Bienfaisance.

Déjà en ventôse an 9 [févr.-mars 1801], L. Deville s'était

rendu à Turin pour liquider les legs faits aux pauvres de

Guillestre, par François Court, mort le 30 mai 1777

(p. 337'). Il réussit alors à encaisser une somme de

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