GI^MAIN
Vous ne l'abandonnerez pas pour cela?
DORMEXnL.
L^abandonner!... Je te le dirais que tu ne voudrais pas le croire... Mais pour cette amitié , brûlante y paternelle . . •
GERMAIN
Il Taura toujours.
DORM£UIL.
'Non!
GERMAIN
Si!
DORMEUIL
Non , te dis-je ! je le sais bien , peut-être.
GERMAIN
Je le sais encore mieux que vous.
DORMEUIL
Et par quelle raison ?
GERMAIN
Parce que ce ne sera pas une action honnête et louable qui pourra Ten priver.
DORMEUIL , en colère dVbord , ensuite attendri.
£h bien! 'je... Embrasse-moi, Germain, (Germain étonné. ) embrasse - moi , te dis*>je , et ne me demande pas pourquoi...
GERMAIN, content..
Ah ! je le sais bien ! je vous ai deviné.
DORMEUIL
Chut ! . . . Garde*toi d^en rien conclure ; >e serai équitable , généreux même , mai^ aUGim être sur
OPÉRA-COMIQUE. a;^
la terre ne doit , ni ne peut exiger que je me condamne à une vie souffrante et malheureuse y à un supplice continuel , moi qui ne désire vivre que pour embellir les jours de tous ceux qui sont autour de moi»
GERMAni.
Je n^ai plus rien à dire ^ et j'attends ce que votre justice « votre bonté vont décider sur le sort de celui que nous aimons tous.
DOEMEUIL , lui serrant la main.
Bon Germain ! . . • Fais venir Clairine , je veux rengager à se joindre à moi , va , mon ami , va , nous nous reverrons bientôt.
RÉCITATIF
PIds de boDheiir pour mes yienx ans!
Qa^il me quiUe! qu'il m'abandonne !
Ne plus le voir! Ah ! je frissonne !
Ce seul mot a glacé mes sens.
AIR
Cnielle destinée, Yieiilesse infortunée , Aux larmes condamnée !
Oh 1 fenesle avenir ! Que vais-je devenir?
Leur amitié , leur tendresse , M'annonçaient des jours heureux.
C'était un charme , une ivresse !
Je ne vivais tpe pour eux.
A rinstant le charme cesse :
Tout s'obscurcit i mes yeux.
Cruelle desthiée , etc.
TOM. II. iS
27» lÉONCE,
IH^figé dans Ane feiii€ ànèiie^ Jfi yais««.. je Tjeps.^. et je ipQ dis :
Léonce, hélas! n'est plus mop fils; Et moi , je sois toujours son père.
Cruelle destinée , etc.