LÉONCE, JUSTIN, GERMAIN
LÉONCE
Sa naïveté... Mais voici Germain. Eh bien ?
GERMAI]^.
Il n'est pas encore ^rti dq son appartemeat ; le notaire est toujourai cn^ attendant qu'il le fasse ^YWtit^f,. Je^m conçois ricp à ce silence obslMté.
Bien cruel !
GERMAIN. .. . .; » '
Il viendra bientôf tiie éhfercher, je suis le seul à qiiî il puisse parler librement de tout dé (jil'il souffre... Réépetitéz sà'douleui-, ses caprices mêmes, j'irai vous retrouver... e^ bien vite ; si 'j'àî iiiié bonne nouvelle à vous apprendre.
SCÈI^E XIII.
. : . GJER MAIN * . .çmI d',bpTd .,'■ J-UST>ÏI^ , .. emuilA. S, '" y . . •'. CrBRÏRIAIN.. * > /'..'.•<?!
• Que dé combats i doivent k jifiiàséi» dans lé tàMt dé mon ifialti-e ! r^iso/h,'tendresse|! '- ' '> c '>
' 'MoiiâîeuriG6i*niBinV je v.eu3DifiMtiirià Tiastalit Hiéœe, sans q[ue Làinceaoit iofitruiu.. MQn'él<& |;B|Cixi^fi adoucirai JVf, Aorjtieyii ; poissé -je (MO* là k*épàf€|r ca^quelqué chose le mal que j'ai fa^til.i. |]|ite»Jiii q[u'ili$abràâtful.le.lien que j'habite fCliqae jamais sans ses ordres je ne revieiidDail
OPÉ.R.A-€QM.lQUE. aSy
Quoi! vous êtes décidé. .<>.,';)Lt0- vpici:! 'fe^ez-
TOUS. •
■'^'"'" ■ ' • SCÈNE XïV^. ' ■ ■ '•'•'• -
loir reearckr le vieillard ; celuii>ci s^ëlokne , e,t Dormeuii parait
plus calme.
iiORMEÙït. . ,
Où va-t-il, cet haramri'.^.':
G£RMAIN. ' l.vt O
J\ part en secret.-; èêfd.:^>et sur -le*- champ... Il veut au mpins par là "tidos prôuimy'scni repartir... Il est yr«ment au d^tô^<)itiu il fait pitié !
A VOUS... si YQM^ le regardiez, . . , ^ ^ ^ , ,,,
DÛEMEUIL. f , . , I
Je ne le regarderai, p^^, .
, GERMAIN. .... ! /
Il consent à ne jamais revoir Liéonce.
DORMËUIL. .
Il n a pas dit tela. -^ ^ «H
• ' 'GERMÀm. ■ i' •'« \'- r.ifi
Je vous assure qaei . ." '
Il ne Ta pas pensé... et je le inëpriseraiS|i|]^^v^t pu s'y engager. . . .* , • ^. m,
GERMAIN. ' • î i « î * '* ' M /
Au moins, soyez, (cerf^ji^/fiu il ne viendra que lorsque vous lui permettre;^. ; -t. / ..♦ .„ ,; i . . i
288 LÉONCE
DORMEtJIL*
£st-il toujours là?
GERMAIN
Toujours!... 11 attend... une parole de bonté.
DORM£UIL.
Quelle parole ? H n'y en a qu'une : « QuMI p^ut » rester. » Et je n^sd pas le courage de la lui dire.
S'il osait. . .
GERMAIN
Quoi?
DORMCTOL.- G£l(]iAINsi
I) s'appi^O€herait de tous. ;
DORMfiUIU)
Tu ne l'en empêches pas-?.
( Justin approche par dert^èVe/)
ÊËRMAITt.
Non, siirem'eht. Il prendrait cette main qui soulagea pendant tingt ans. .
DOBLl^EUIIi.
Qu'il ne me parle pas de cela.
' GERMAIN
Il la mouillerait des pleurs de la reconnaissance... mais il <!raint.<. ( sileiit*. ) il craint . . .
DORMEUIL
Elle est là , cette iriairi , f^t je n'ai pas envie de îa retirer.
JUSTIN , la lui prend , et la balie:
Ah! Monsieur!...
IXAMEtltL. '
C'esl bon ! cVst bon ! ^ ,
OPÉRA-COMIQUK 289
JUSTIN
Ne me haïssez pas !
DORMEUIL
Je ne sais pas haïr... Laissez au temps... La blessure est profonde...
JUSTIN
Et la mienne aussi.
DORMEUIL
Vous souffrez doilc du mal que vous m'avez fait ?
JUSTIN
J*en mourrai!
DORMEUIL
Non , non , vous avez un fils, vous ! C'est à moi , qui n^en ai plus, c'est à moi de mourir. Mais avant , nous nous réconcilierons , je vous le promets. ^
Homme excellent ! je vous le jure , il me suffira de voir Léonce... une fois tous les ans... C'est à vous qu^il appartient... c'est vous qui l'avez adopté , qui lui avez sacrifié votre jeunesse , un établisse* ment... c'est vous qui l'avez élevé, il vous doit ses vertus , son bonheur, et il est juste qu'il reste auprès de l'homme généreux...
DORMEUIL
Tu conviens donc que cela est juste? Ah! ce mot-]à répare bien dès torts! Retourne près de lui, ne lui dis rien de notre conversation.... Ta parole de ne lui en rien dire.
JUSTIN
Je vous la donne.
ago '- ' Léonce;
DORMEtlIL.
Je t'estime encore , car j'y croîs.
jpSTIN.
Je vous remercie , Monsieur, et soyez sûr que...
DORMEUIL
Adieu. Nous nous reverrons. Envoyez ici Léonce sur-le-champ.
JUSTIN
Je vais vous obéir.