‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 112 sur 203 · LÉONCE, JUSTIN, GERMAIN · texte numérisé non relu

LÉONCE, JUSTIN, GERMAIN

LÉONCE

Sa naïveté... Mais voici Germain. Eh bien ?

GERMAI]^.

Il n'est pas encore ^rti dq son appartemeat ; le notaire est toujourai cn^ attendant qu'il le fasse ^YWtit^f,. Je^m conçois ricp à ce silence obslMté.

Bien cruel !

GERMAIN. .. . .; » '

Il viendra bientôf tiie éhfercher, je suis le seul à qiiî il puisse parler librement de tout dé (jil'il souffre... Réépetitéz sà'douleui-, ses caprices mêmes, j'irai vous retrouver... e^ bien vite ; si 'j'àî iiiié bonne nouvelle à vous apprendre.

SCÈI^E XIII.

. : . GJER MAIN * . .çmI d',bpTd .,'■ J-UST>ÏI^ , .. emuilA. S, '" y . . •'. CrBRÏRIAIN.. * > /'..'.•<?!

• Que dé combats i doivent k jifiiàséi» dans lé tàMt dé mon ifialti-e ! r^iso/h,'tendresse|! '- ' '> c '>

' 'MoiiâîeuriG6i*niBinV je v.eu3DifiMtiirià Tiastalit Hiéœe, sans q[ue Làinceaoit iofitruiu.. MQn'él<& |;B|Cixi^fi adoucirai JVf, Aorjtieyii ; poissé -je (MO* là k*épàf€|r ca^quelqué chose le mal que j'ai fa^til.i. |]|ite»Jiii q[u'ili$abràâtful.le.lien que j'habite fCliqae jamais sans ses ordres je ne revieiidDail

OPÉ.R.A-€QM.lQUE. aSy

Quoi! vous êtes décidé. .<>.,';)Lt0- vpici:! 'fe^ez-

TOUS. •

■'^'"'" ■ ' • SCÈNE XïV^. ' ■ ■ '•'•'• -

loir reearckr le vieillard ; celuii>ci s^ëlokne , e,t Dormeuii parait

plus calme.

iiORMEÙït. . ,

Où va-t-il, cet haramri'.^.':

G£RMAIN. ' l.vt O

J\ part en secret.-; èêfd.:^>et sur -le*- champ... Il veut au mpins par là "tidos prôuimy'scni repartir... Il est yr«ment au d^tô^<)itiu il fait pitié !

A VOUS... si YQM^ le regardiez, . . , ^ ^ ^ , ,,,

DÛEMEUIL. f , . , I

Je ne le regarderai, p^^, .

, GERMAIN. .... ! /

Il consent à ne jamais revoir Liéonce.

DORMËUIL. .

Il n a pas dit tela. -^ ^ «H

• ' 'GERMÀm. ■ i' •'« \'- r.ifi

Je vous assure qaei . ." '

Il ne Ta pas pensé... et je le inëpriseraiS|i|]^^v^t pu s'y engager. . . .* , • ^. m,

GERMAIN. ' • î i « î * '* ' M /

Au moins, soyez, (cerf^ji^/fiu il ne viendra que lorsque vous lui permettre;^. ; -t. / ..♦ .„ ,; i . . i

288 LÉONCE

DORMEtJIL*

£st-il toujours là?

GERMAIN

Toujours!... 11 attend... une parole de bonté.

DORM£UIL.

Quelle parole ? H n'y en a qu'une : « QuMI p^ut » rester. » Et je n^sd pas le courage de la lui dire.

S'il osait. . .

GERMAIN

Quoi?

DORMCTOL.- G£l(]iAINsi

I) s'appi^O€herait de tous. ;

DORMfiUIU)

Tu ne l'en empêches pas-?.

( Justin approche par dert^èVe/)

ÊËRMAITt.

Non, siirem'eht. Il prendrait cette main qui soulagea pendant tingt ans. .

DOBLl^EUIIi.

Qu'il ne me parle pas de cela.

' GERMAIN

Il la mouillerait des pleurs de la reconnaissance... mais il <!raint.<. ( sileiit*. ) il craint . . .

DORMEUIL

Elle est là , cette iriairi , f^t je n'ai pas envie de îa retirer.

JUSTIN , la lui prend , et la balie:

Ah! Monsieur!...

IXAMEtltL. '

C'esl bon ! cVst bon ! ^ ,

OPÉRA-COMIQUK 289

JUSTIN

Ne me haïssez pas !

DORMEUIL

Je ne sais pas haïr... Laissez au temps... La blessure est profonde...

JUSTIN

Et la mienne aussi.

DORMEUIL

Vous souffrez doilc du mal que vous m'avez fait ?

JUSTIN

J*en mourrai!

DORMEUIL

Non , non , vous avez un fils, vous ! C'est à moi , qui n^en ai plus, c'est à moi de mourir. Mais avant , nous nous réconcilierons , je vous le promets. ^

Homme excellent ! je vous le jure , il me suffira de voir Léonce... une fois tous les ans... C'est à vous qu^il appartient... c'est vous qui l'avez adopté , qui lui avez sacrifié votre jeunesse , un établisse* ment... c'est vous qui l'avez élevé, il vous doit ses vertus , son bonheur, et il est juste qu'il reste auprès de l'homme généreux...

DORMEUIL

Tu conviens donc que cela est juste? Ah! ce mot-]à répare bien dès torts! Retourne près de lui, ne lui dis rien de notre conversation.... Ta parole de ne lui en rien dire.

JUSTIN

Je vous la donne.

ago '- ' Léonce;

DORMEtlIL.

Je t'estime encore , car j'y croîs.

jpSTIN.

Je vous remercie , Monsieur, et soyez sûr que...

DORMEUIL

Adieu. Nous nous reverrons. Envoyez ici Léonce sur-le-champ.

JUSTIN

Je vais vous obéir.

Page 1