‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 124 sur 203 · I.AFRANCE. •; I · texte numérisé non relu

I.AFRANCE. •; I

Ma foi , je crois qujelle n^ v0iii f)^ mieilK.qiie

la maîtresse. Elle est sombre , maussade , cc^^Nêcha;;

on a beau lui faire -des questions , elle ne répond pas. '. ^ ■ . V .. .:,:•:;

•' • VALB^Xp. • •• -^ *

Elle est sourde , pèul-êtré ? i' : \y»

Non , car j'ai <'u f KÔtè&é' Wii pàWèr Biasi' et elle à 6liéi tout de stnté. ' ' ' ' ' '

Altti-s^ c-èëf qti'efte e« ttii^Atk • >'^

Etjftoni^ car j'ai ent^oda ThdtièBse lui dsfemfeç ëe répéndre ntt se^lwb^A bdiit «e i9n'''0ftrl«î làittàiÈo

Ehbien! c'est tout bonnement qu'elle estdo-^ cilev et fqà'011 i eiiaint popr ètte les^doùsiprqrpofcJde MiiLafranbe. <^iiaét à Aàoi, onjpeiit'.éhne>tnan<|ni[lle ;? je ne la questionnerai pas , de pemvdin ihâ'^attkreq quelque mauvais traitéiften*... et où a-t-on mis mes chevaux , mes gens ? ""' ''^ ' * ' '-'•*■• ^ • *

' ii8»so«it !dq& tetegbés!» Tenfinmiesv daos nne grange «out^àr^ait .«^atëe de^ej^tte' biccyp» ^i .^ Et* c'eslJà qè'oni^kyMchri'vèîe couUiertoûSr^^ troip C'est clair, ça. 'î»

a^e D'EUX MOtè ,

VALfIELLE.

Oui , il wrt clair qu'il n'y a pas de lits ici.

La femme dit cela , mais... Et si vous le permettez , Monsieur , je passerai la nuit dans votre ch^nbre ; de xretie manière )e serai m'oins inquiet de vous.' i '

C*est-à-dirç , que tu seras moins inquiet de toi. Tu me croijs plus capable de te défendre que le cocher et que Lafleur , n est-il pas vrai ?

LAFAANCE.

Kcputez donc^^ : .c|uan.4 cçla serait; vous êtes brave , vous ! vous avez étc à l'arn^ee • ... Soyez juste , Monsieur , les gperres qui ont désolé la Sicile , ont rempli les forêts d^une infinité de déserteurs 9 vrais bandits , qui attaquent les voyageurs , et en veulent surtout aux Français , qui les ontsôuvetik étrillés , ils les piiient et les tuent toutes les fois qu'ils peuvent' les rencontrer.

VALBELLE

On y a mis bon ordre , et depub loiig4emps on n^a pas entendu dire. . . D^ailleura? des gardes parcourent les forêts. >

, LAFjaANCE. , '

Oui , mais avec le temps qu^il fait.

Allons V finissons ce ridicule entretien ; je rougis d'écouter: plus) long-rtemps le r^it de tes terreurs paniques. Yate coucher , et réveille^moi demain > à la pointe du jour.

LAFRÀKCE.

Allons, allons, puisque tous êtes si tranquille; je dois aussi . • . Ma foi , oui , votre assurance me rend le courage • • • £t tout bien conside're' , je vais. . . je vais manger un morceau dans la cuisine,

et puis si le sommeil vient. . . { il sVn va lentement.)

J^aurais pourtant fort bien passe la nuit sur cette chaise.

YALBËLLE.

Et demain tu ne pourrais plus te soutenir. . . non , je ne le veux pas. . . je dois arriver demain à Palerme , et. • .

LAFRANCE.

Allons , je m'en vais. ( 11 revient.) Monsieur , par hasard , n^aurait pas le projet de descendre.

VALBELLE

Et pourquoi faire ?

LAFRAKCS.

Je dis... pour voir la petite servante..

YALBELIE.

Elle montera.

LAFRANCE , n osam dire qu'il a peur.

Oui. { Il revient. ) C'cst qu il y a une galerie fort longue , et je ne connais pas les êtres.

VALBELLE

Est-ce que je les connais mieux , moi ?

. . LAFRANCE.

Non , non , c'est que lorsqu^on est deux / oH se... il fait sombre en diable dans Tescalien

VALBELLE

Insigne poltron ! allons, allons, appelle la fille.. •

3i8 DEUX MOTS,

{ II appelle. ) La fille » écladrez.;. Tu y vois à présent. Sôùpe et va te coucher.

^ lAFRANCk.

Oui, Monsieur. (A part.) Je vais towt observer, et si mes isoupçons se coniirment ^ je préviendrai mes camarades, et nous tâcherons de...

VALBELI£ , se retoucnanl et !c voyant encore.

Tu te fais attendre , cela n'est pas galant.

LAFBANCE, criant en bas.

Je descends.

VALBELI£.

' Ah ! dis que Ton monte un fagot ; le froid mè saisit, et je sens que cette chambre...

• LAFRANCE.

Je vais le dire... Adieu, mon cher maître, adieu. ( Baissant la voix. ) Fermez toujours biepi votre porte , et n'oubliez pas de mettre le verrou.

VALBELlliE.

Oui , oui , brave Laficance.

Page 1