TRIO
AMÉUNA.
Je leur dirai :
Ayez pîti<^ d'une p^^uvre orph^liine , A vos bontés elle ose^voir recours.
FÉDÉRIC, LÉHÉMAN.
Très bien , fort bien , voilà le ton , la mine Que doit avoir une pauvre orpheline.
AMÉLmA.
Accordez- lui quelqu^ùn de ces secours y Qu'aux malheureux vôtre piti^é destine.
LÉHEMÂN.
Avec ces yeux , cet air plein de douceur ^ Tu fléchiras l'âme la pkscFMlle.
35a LËHEMAN,
FÉDÉaiC.
Améllna , si touchante, si belle ;
jËh! qui pourrait lui refuser son cœur?
LÉHEMÂN.
Tout en priant, en peignant la misère, Prends Tair naiTd^une simple bergère; Tiens , le bâton ! le panier. .« c'est cela v La marche lourde.», £h!.oui , prends-la.déjà.
AMÉUNA.
Adieu.
LÉHÉMAN.
Attends encor. Amélina , ma fille « Yfens sur mon cœur..
FÉDÉRIC
Moi , c'est à ses genoux....
LÉHÉMAN.
Non , mes enfans , embrassons-nous , Nous ne faisons qu'une même famille.
Pour te donner encor plus d'assurance , Pour écarter de nos cœurs tout effroi , Prions celui qui* va veiller sur toi ;^ Il fut toujours l'appui de l'innocence
AMÉLllSA.
Toi , qui règnes sur l'univers ; Toi, céleste et divine essence, De qui la terre , et les cieux , et les mers Attendent les lois en silence.
TOUS
Toi , qui règnes , etc.
LÉHÉMAN.
Daigne , mon Dieu , la protéger f Eloigne d'elle tout danger ;
C'est un père V'
ni . .} qui t en conjure.
Cl est un aman^ y ^ '
AMÉLIE A
Daigne , mon Dieu , leB protéger l
Eloigne d'eux , éloigne tout danger ; Exauce-moi ^ je t'en conjure,
LÉHÉMAN , FEDÉRIC.
Daigne , mon Dieu , etc.
TOUS
Ces: déserts , ces antres affreux , * .
Sont encore un temple à nos yeux , .
Où tous les trois d'une âme pure, Nous offrons les timides vœux Au sublime auteur de la nature !
LÉHÉMAN..
Pars donc^ et reçois nos adieux , O mon enfâiit ! '
FÉDÉRrc.
O mon amie !
LÉHÉMAN,
Pars , et reviens vite en ces lieux. , .
A tes amis rendre la vie.
Adieu , adieu ,
Oui , reçois nos adieux ,
Nos tendres adieux.
' -AMÉLIT^A.
Je reçois Vos adieux ^ Vos tendres adieux; . .
Adieu, adieu.