‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 163 sur 203 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LES PBÉCÉDENS, AMELINA.

{A]|I£LINA, entrant ^as à pas. ,

Voilà les soldats qui ont paru s intéresser à notre sort...

JOBNE4 , bas à Sorfea^q

Il faut Tencourager sans avoir l'air de manquer aux ordres que nous avons reçus.

AMELINA , se p:«rlant.

Mais à quoi me servira d'entrer, s'ils restent toujours aussi près de lui!

(^ A ces mots, tous deux tournent la tète» se regardent , se font signe, lèvent le pied en même tf>mps, et marchent de manière qu^en tournant le dos à Amélina» ils se trouvent du côté oppose de la chambre.)

AIIIE9.IN \ yi Irfs i^tonnée.

Est-ce hasard, esi-ce faveur?... Pi^ofitons-en , et ay^içons quelques "pas.

FEDERIC, bas.

Prenez garde, ils sont là.

' A'M£LtNA,:bas.

Je le sais, j'ai à vous apprendre d'heureuses

nouvelles ; , Haut> et avec une iotention bien marquée. ) et si

j'étais bien sure qu ils ne se retournassent pas. . .

( Ils s^asseyent tous deusen même temps sur le banc qdi .est en avant, où ils tournent le dos asz amans. ) ( A part. ) Ciel ! quel bonheur!... Oh! je n'en doute plus. (Me s'approcbe des soldats. ) Cœurs sensibles ! conipatissans ! je dois reconnaître... (Elle veut leur donner ses boudes dWeilI^ d^or; ils se

retournent en colère. ) Pardon , pardou! je le sens, ce n'est pas avec de. T or .que l'on paie un pareil service. ( Os se remettent comdie >ik étaient. Les amans tombent dans les bras l'un de î 'autre. )'0 ïhon ami î ' • '

FÉBÉRÏC.

Ma chère Amélina!

DUO

' ENSEMBLE

Ak ! quel moment j ah ! quel bonheur !

Ma main epcor serre la tienne ; .

Plus de chagrin , non , plus de peine , Le plaisir lait battre 9ion cœur.

LES SOLDATS , àii^Mr-vc^et Uy»fxX I^ tê^te pcmr'les ^oir.

> Ce9 4eax ^mv^ t f{^'Û^ sont h^^reips; !

Nous le sommes presque ai^t^nt qu^eux.

AIGÉU5A , bas.

Rassure tiMi âme alarmée , ^, . .I!l9^^a9iîs.,. débrayes soldats,

Vers cet endroit porlai^Jeurs pas , iPi^^ent le corps dcTanpéc.

FÉDÉRfC.

Nos amis , nos brares soldais., Y«rs cet endroit portent leurs pas.

LES SOLDATS

Pariez plus bas , parlez plus bas.

LES AMANS

Ils ont raison , parlons plus bas ; Mais que le ciel les récompense ^ Pnisqu'ici nous ne pouvons pas Prouver notre reconnaissance. -

FÉDÉRia

Mais si je puis , mais si jamais . . .

Croyez. ...

LES SOLDATS ^ Vite en se levant.

On va Vetiîr , Jpaix , paix; •'• ''

LES AMANS

Oui , mes amis , mes. bon amis , Oui , comptez sur ^olre prudence ; Ah ! que ne nous est -il permis De vous prouver notre. . .

LES SOI4PATS.

Silence.

( lis marchent.)

LES AMANS

Ah ! quel ihomen^t! quelle douleur !

Ma main éncor quitte là tienne; Dieux ! quel chagrin ! dieux! quelle peiné ! Un froid mortel -saisit mon cceur.

( Léé itoldats , qiloi(|ù*avet chégrin j its ëë^arent.) LES SOLDATS , à part.

Nous leur causoné de la douleur , Mais il le faut pour leur bonheur.

JORNER , feignant , à Amëlina , comme si <ilie se présentait pour

• entrer.

Allons, allons, je Vous répète que vous ne pou-

vez pas entrer... J'entends bien que vous demandez votre père; il n^est pas... Tenez, le voici, votre père, avec notre capitaine.

Page 1