‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 170 sur 203 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES PRÉCÉDENS , JORNER , conduisant LÉHÉM AN , et sortant par une petite porte du château.

JORNER, regardant du côté de la tour.

Bon ! les voilà qui rentrent dans le château , suivez-moi.

LEHEMAN, sur la porte.

Où me conduisez-vous?

jorne;r.

Suivez-moi , vous dis-je ; vous voyez la forêt , vous en connaissez les routes... Adieu.

LEHEJMLAN.

Moi vous compromettre... je vous suis confie , et jurais...

OPÉRA-^COMIQUE. ioS

JORNEB.

Je le veux ; on ne pense plas à tous... Fédëric seul attire leur attention.

LEHËMAN.

Et je le quitterais lorsqu'il court des Rangers.! je Tabandonnerais lorsqu'il compte sur moi, vous connaissez Lëhëman et vous avez pu le croire! Ah! conduisez-moî dans la tour, j'y serai avec lui ; je veux jusqu'à la fin partager son sort.

JORNE .

Le ciel vous en préserve ! je dois vous instruire de tout ce que j*ai appris depuis l'instant où nous nous sommes quittés... Sachez que l'empereur, voulant se défaire d'un ennemi redoutable, espérant par là terminer tout -à- fait la guerre, craignant l'intérêt que Fédéric pourrait inspirer à ses juges , et les sollicitations des puissances alliées... a donné ordre de le faire périr.

LEHEMAN.

Et quand cet ordre cruel doit-il être exéçiité?

JORNER. .

Cette nuit , après la retraite , lorsque le tambour aura cessé de battre et qi^e la grosse cloche aura tinté trois fois, des émissaires appjstés ^t sûrs... entreront dans la tour.

LÉHÉMAN.

Eh ! quoi ! mon ami , n'y a-t-il aucun moyen ?

JORNER.

Aucun ; je dois même vous dire que tout ce que vous feriez à présent , ne pourrait que vous perdre

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