SCÈNE IL
UES PRÉCÉDENS\ EDMOND; EDMOND , entrant par le fond , et leur sautant au cou»
Dans mes bras ; oui » embrassez-moi , mes bons amis!... encore... encore...
LUCAS
Bien volontiers.
EDMOND
Nous sommes bien un peu changés depuis le temps où tous les deux , ici... vous ne m^avez pas réconnu , n'est-ce pas ?
LUCAS
Je vous ons deviné ! le cœur ! Enfin # c'est bien tous 9 et je ne me sommes pas trompé.
Ni moi i car je vois que vous m'ainiez toujours.
TOUS DEUX
Oh! toujours.
LUCAS
Nous parlions dé vous tout-à-Pheurë.
édWond.
J'ai bien des choses à vous dire ; d*abord j je viens ici pour une affaire très sérieuse que je veux traiter très gaiement.
LUGAS.
Justement... nous savons déjà que votre oncle ë«t furieux contre vous.
EDMOND
Et moi , que je suis très mécontent de lui.
OPÉRA-COMIQUE. ^ay
MADAME UJCAS.
Qu'il arrive bientôt.
£DMOKD.
Mais que je suis arrive le premier, et pour cause.
LUCAS
Qu'il ne veut pas vous voir.
EDMOND
Et que je «uis plus poli , car je le verrai , je l'espère, et beaucoup... Tu sais que je suis marié .^
LUCAS
On nous l'a dit, et c'est ça qui est laxause...
EDMOKÛ.
£h! mon dieu , c'est ça... ma jfe.miiie ^st ici.
MADAME LUCAS
OÙ donc ?
EDMOND
Dans le jardin.
MADAME LUCAS
Seule ? pourquoi l'avoir laissée ?...
EDMOND
Elle CQurt , elle cueille des fleurs , et puis nous sommes convenus que je viendrais le premier.
LUCAS
Bien! bien! elle est jolie, n'est-ce pas?
EDMOND
Oh! charmante!... des yeu^!,.. ,une taille!... un
air... je l'ai adorée dès le premier jour.
MADAME LUCAS
Et raisonnable , sensée ?
4a8 EDMOND ET CAROLINE,
EDMOND
Dix-huit ans! jugez donc !
LUCAS
Dix-huit ans! oh! diaprés cela... Elle vous rend heureux? .
EDMOND
A chaque instant , mes amis , je me félicite de mon choix , et vous n^en serez pas surpris quand vous la connaîtrez.
VIRELAY.
Il faut Faîmer :
Que CarolÎDe soit présente ; Que Caroline soit absente ,
Il faut Faimer :
Qu^elle soit tendre , indifférente ; Ou'elle veuille ou non tout charmer.
Caroline est toujours charmante.
Il faut Faîmer.
Il faut Faimer :
Et la jeunesse et la vieillesse , Tous éprouvent la même ivresse.
Il faut Faimer.
En vain , pour fuir Fenchanteresse, Mon oncle ici vient s'enfermer; Qu'il Fentende , il dira sans cesse :
Il faut Faimer.
( Avec joie et courant au-devant de Caroline.)
La Yoilà ! la voilà !
OPÉRA-COMiQUE. 4a9