‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 183 sur 203 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

UES PRÉCÉDENS\ EDMOND; EDMOND , entrant par le fond , et leur sautant au cou»

Dans mes bras ; oui » embrassez-moi , mes bons amis!... encore... encore...

LUCAS

Bien volontiers.

EDMOND

Nous sommes bien un peu changés depuis le temps où tous les deux , ici... vous ne m^avez pas réconnu , n'est-ce pas ?

LUCAS

Je vous ons deviné ! le cœur ! Enfin # c'est bien tous 9 et je ne me sommes pas trompé.

Ni moi i car je vois que vous m'ainiez toujours.

TOUS DEUX

Oh! toujours.

LUCAS

Nous parlions dé vous tout-à-Pheurë.

édWond.

J'ai bien des choses à vous dire ; d*abord j je viens ici pour une affaire très sérieuse que je veux traiter très gaiement.

LUGAS.

Justement... nous savons déjà que votre oncle ë«t furieux contre vous.

EDMOND

Et moi , que je suis très mécontent de lui.

OPÉRA-COMIQUE. ^ay

MADAME UJCAS.

Qu'il arrive bientôt.

£DMOKD.

Mais que je suis arrive le premier, et pour cause.

LUCAS

Qu'il ne veut pas vous voir.

EDMOND

Et que je «uis plus poli , car je le verrai , je l'espère, et beaucoup... Tu sais que je suis marié .^

LUCAS

On nous l'a dit, et c'est ça qui est laxause...

EDMOKÛ.

£h! mon dieu , c'est ça... ma jfe.miiie ^st ici.

MADAME LUCAS

OÙ donc ?

EDMOND

Dans le jardin.

MADAME LUCAS

Seule ? pourquoi l'avoir laissée ?...

EDMOND

Elle CQurt , elle cueille des fleurs , et puis nous sommes convenus que je viendrais le premier.

LUCAS

Bien! bien! elle est jolie, n'est-ce pas?

EDMOND

Oh! charmante!... des yeu^!,.. ,une taille!... un

air... je l'ai adorée dès le premier jour.

MADAME LUCAS

Et raisonnable , sensée ?

4a8 EDMOND ET CAROLINE,

EDMOND

Dix-huit ans! jugez donc !

LUCAS

Dix-huit ans! oh! diaprés cela... Elle vous rend heureux? .

EDMOND

A chaque instant , mes amis , je me félicite de mon choix , et vous n^en serez pas surpris quand vous la connaîtrez.

VIRELAY.

Il faut Faîmer :

Que CarolÎDe soit présente ; Que Caroline soit absente ,

Il faut Faimer :

Qu^elle soit tendre , indifférente ; Ou'elle veuille ou non tout charmer.

Caroline est toujours charmante.

Il faut Faîmer.

Il faut Faimer :

Et la jeunesse et la vieillesse , Tous éprouvent la même ivresse.

Il faut Faimer.

En vain , pour fuir Fenchanteresse, Mon oncle ici vient s'enfermer; Qu'il Fentende , il dira sans cesse :

Il faut Faimer.

( Avec joie et courant au-devant de Caroline.)

La Yoilà ! la voilà !

OPÉRA-COMiQUE. 4a9

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