L. Et W belle idole i
4Sa EDMOND ET CAROUNE,
CAEOLTME.
Ah! sur ça » je ne pourrais pas trop prononcer.
DUBREUIL
En eî(et , il faut qù^elle plaise bèaucopp pour valoir mieux que cinquante mille livres de rentes qui attendaient mon neveu.
CAROLINE
Elle ne les vaut peut-être pas pour la figure , mais le cœur peut quelquefois valoir da^vantage.
DUBREUIL
Copimcnt, diable !... desmaxinies! Et ou avezvous lu cela , la bonne ?
CAROUNÈ.
Je ne Tai pas lu , je l'ai senti.
DUBREUIL
De mieux en mieux ; de l'esprit , de la délicatesse ! nous causerons siouyent... Continuons... 3on maintien évaporé.
CAROUNE.
Gai , mais décent.
DUBREUIL
Sa conversation légère , inconséquente ?
CAROLINE
Eh bien ! de tout aujourd'hui , elle n'a 4it <^e des choses fort sensée^.
DUBREUIL
C'est singulier ! Et bienanioureuse de son mari?
CAROLINE, avec âme.
Ah ! amoureuse !... autant qu elle est alitée. .
DUBREUIL, un peu piqilë, se levant.
Mais c'est admirable !.». mais ces gens-là n'ont
aucun besoin de moi ! Ils sont fort heureux dans leur ménage. Ils se suffisent , et un onde...
CAROIIKE.
Serait un bon père , et c'est ce qui leur manque tous les jours.
DUBREUIL
Ils n^ont pas dit cela.
CAROLINE
Aussi vrai que je vous le dis.
DTJBREUIL.
C'e3t trop tard.
CAROUNE
Vous Tauriez su plus tôt... si vous eussiez voulu les entendre.
miBREUIIi.
Madame Lucas...
CAHOUNEi
£h oui , not^ maître.
RONDEAU
Le ciel , dit-on , dans sa clémence , Prenant en pitié les bons cœars , Pour faire oublier les erretirs , Créa tout exprès Findulgeilce. {
Tenez, je lisons dans vos yeux ; Oui , not' matt' , daignez étr^ sincère , Dans Yot' temps ^ vous fut's amoureux y' Vous aviez bien un oncle , un j>ère Qui grondaient, s^mettaient en colère...
Et pardonnaient... Vous frez comme eux.
Oui, oui, comme eux; Car i'çiel, dit-on , dans 4a clémence , etc.
D'Edmond la désobéissance A mérité votre courroux ,
TOM. II. 2g
Mats l'amour a tant àe paissancê^.
Il a parlé plus fort ^l^ vous.
Hier, votre josle vengAance Nous fj^^ait tput craindra ppur lui Hier encor... Mais aujourd'hui C'étîons le jour de l'espérance ; Ah ! sans doute , de Tespérançe.
Puisque le ciel, )l^ps sa clémence, etc.
DUBREt)I£.
Allons , rassure-toi , ma bonne ; je ne t'en veux pas de ton zèle , modère-le à T avenir , et crois que je sais...