‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 190 sur 203 · DUBREUIL, CAROLINE · texte numérisé non relu

DUBREUIL, CAROLINE

DUBREUIL

Eh bien ! madame Luc^s , te voilà avec moi. Tu n'en es p^s fâchée , n'est-ce pas ? Prends ton ouvrage y car je suis bien sûr que tu ne restes jamais à rien faire , et je ne veux pas t'empêcher... Allons , prends ton rouet.

CAROUNE , embarrassée , allant du côte' du roùet.

Oui y not' maître. (A part) Je ne sais pas filer.

DUBREUIL, à gauche.

Travaille , travaillé , j'aime qu'on s'occupe. ( Ca-

rolîùe ceue d^ filer et se trouble. ) Tu ne me SÇmbleS pag

bien habile.

CAROUNE.

C'est que, lorsqu'on me regarde. . . et surtout des personnes pom* qui...

DUBREUIL

. Ah! je te fais peur ! je ne me croyais pas si redoutable. Allons , je ne te regarderai pas.

45a EDMOND ET CAROLINE,

CABU£OCK.

Ça ira mieux, alor& ( ËUi^ ou sHa*. regaraer / très vite , et casse son fil. )

DUBREUIL

Sais-tu que je ne m^attendaîs pas à trouver dans ce lieu sauvage deux jeunes gens' aussi gais , aussî intelligens. . . et toî , surtout , tu me plais ; tu es alerte , vive , zélée.... j'^aime ta physionomie , ton son de voix . . .

Tant mieux.

DUBREUIL

Tu me serviras avec affectiofl.

CAROLINE

Oh ! l'affection la plus tendre, et mon n^ari aussi.

DUBREUIL

Je le crois , cela me consolera un peu de mon isolement.

CAROLINE

Nous ne vous quitterons jamais. ,

DITBREIJIL.

Jamais ! Comment , si je partais ?

CAROLINE

Nous vous suivrions.

DUBREUIL

Vraimettt ? eh bien*! me roiik des pârens tout trouvés. '

CAROLINE

Aia fine , il ne tient qu'à vow^

DUBREUIL.» à pahMt'

Elle est charmante î < JUjih* ) Ecoute , ma bonne ^ je me/ eradns pas de. te ikire! -mt ^v«ii. Maijs ne v9 pas me trahjr» ...

OPÉftArtGOMlQUIL 45 ji

<% ! noa, non ,. ne craignez^ rien.

~ DUBRËUIL.

C^est une chose assez bizarre r mais depuis (|ue je sais que cet étourdi d^Edmond respire le même air que moi » cette idée me poursuit , me revient sans cesse à Tesprit.

CARQUNE.

Cest assez; naturel. Il y a toujours là ( Montrani i^ cœur. ) quelque petite chose.

DUBREUIL. V

Non , c'est une faiblesse , et je dois la combattre... Avec cela, je sens que s'il e'tait arrivé sans sa femme...

CAROJJNE.

Vous l'auriez reçu peut-être ?

DXTBREUIL.

Ma foi , je ne sais ; mais ce ménagement pour moi , cette déférence à mes sentimens aurait bien pu. . . Heureusement , il ne s'en est pas avisé. . . £h ! dis-moi , la petite , tu ne l'avais pas encore vu depuis bien des années. . . Comment l'as- tu trouvé ?

CAROLINE

Ma fine , tout-à-fait bien.

D'honneur !

CAROLINE

Tout comme tous étie^r, Je gage , quand vou« aviez vingt ans ; bon , sensible , aimant...

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