SCÈNE X
EDIV^OND, DUBREUIL.
EDMOND
Allons» Edmond, courage.
DUBREITIL , entr*ouvraDt la porte , et cherchant à regarder sans
être vi|.
Madame Lucas a raison , il n'est pa3 mal.
A présent que me voila dans le château, je commence aus^i à avoir peur de mon oncle.
DUBREUIL, à pyt. ,
C'est fort heureux.
' EDMoiri),
Comment ! en avoir peur ! eh ! pourquoi , crain-
draîs-je un oncle que j*aime tant ? Je m'établis ici
et je l'attends... je veux lui dire !
DUBREUIL
Voyons ce qu'il me dira !
EDMOND
Oui , je lui dirai : Mon oncle ! ( Bas. ) j'e^ère qu*il
OPÉRA-COMIQUE. iSj
m'écoute l ( Haut.) je conviens que j'ai eu des torts, mais vous en avez de bien plus grands. Oserai-je lui dire cela !... oui je le lui dirai.
DUBREXJIL, à part.
Eh bien ! nous verrons , s^il le dira !
EDMOND
En effet, refuser de m'entendre , me condam-^ ner sans savoir si ma femme justifie le choix que j'ai fait. Est-ce-là la conduite d'un oncle que Ton dit sensible et bon ! Décidément , je l'attends ici de pied ferme !...
DUBREUIL , à part.
Je suis presque tenté de me montrer pour éprouver sa fermeté.
EDMOND
Enfin , voici ma femme.
DUBREUIL
Sa femme ! contraignons-nous^ et écoutons bien.