SCÈNE xin
DUBR£UIL , a^îs au bureau , LUCAS ET SA FEMME
entrant par le fond.
LUCAS , bas , derrière.
Il a appelé.
DUBUEUIL.
' Oui, mais ce n'était pas vous que f^appelais; c'était Lucas et sa femme*
LUCAS
Sans doute ; mais comme ils sont occupés...
DUBUEITIL.
Ah ! ils sont occupés... Alors. (A pari.) C'est clair... Je devine à présent quelle a été leur ruse..* Le langage des autres, Temban'as de ceuxrci«.. Si c'étaient mes véritables jardiniers.,.
liUOAS.
Nous sommes toujours venus pour savoir . . .
DUBREUIL
Je vous suis obligé de votre attention... £t qui êles-voiis , fînfin ?
MADAME LUCAS
D'honnêtes gens qui vous sont bien attachés.
DUBREUIL. X
Déjà! c'est un peu prompt ; vous'habitez ce village?
LUCAS
Qui , et depuis bien des années.
DUBREUIL
Journaliers, laboureurs?
LUCAS
Oui , tout ce qu'il plaira à Monteur.
DUBBEUII.
Est-ce que vous voulez me servir ?
LUCAS
Ce serait pour nous un bien grand bonheur.
DTTBREUIL.
En vérité ! Et ne craignez-vous pas que Lucas , que sa femme ne -soient fâchés ?
LUCAS
Tout au contraire.; ils nous connaissent.
DUBA^UIL.
Ah ! ils TOUS connaissent ! Je le crois ; ils savent peut-être . . .
Oui, ils savent que notre seul désir serait de nous joindre à eux pour prouver à Monsieur le zèle , la satisfaction —
DUBREIUL.
Cest tout naturel... Il y a si long - ti^mps que nous sommes ensemble !
MADAME LUCAS , bas à son mari.
Il y a quelque chose de moqueur dans sa manière de nous parler.
DUBREUIL, à part.
Ils se trQuUent. ( Haiit.) Mais convenez aussi que c^est un hasard bien extraordinaire que celui qi^i vous amène là tout exprès quand j^appellç , et qui?... Votre nom?
hVCAS.
Notre nom ?
DUBEjËUIL.
Eh! oui^. vQtre^noq^... Vo^rsp îivç;f un apparemment ? . .
XUCAS.
Ah ! mon dieu ^ san^ doute... Mais c'est que vous nous d6maiu}^¥ .ç^«.' ^ .
DUBB£U1L.
Ëh par})leu ! il faut bien.que je iv^o u s liî demande, puisque vous ne me Pavez pas ditt
LUCAS
C'est vrai; ma femme , dis donc à notre niaitre...
OPÉRA-COMIQUR 467
MADAME LUCAS
Mon ami , tu sais bien.