I.UCAS
Que je m'appellç... Julien, oui, Julien, Monsieur.
MADAME LUCAS
Et moi , Julienne , sauf votre respect.
DUBREUIL
Il vous a fallu bien du temps pour deviner cela... Songez que je puis pardonner une faute , une im* prudence, mais jamais une imposture réfléchie... Vous êtes Lucas !
LUCAS
Monseigneur. . .
DUBREUIL
Oui , vous êtes Lucas... et vous sa femme... Par complaisance , par faiblesse pour Edmond , vous vous êtes prêtés tops les deux ...
LUCAS
Par amitié , par rcconnaûsince ! et c'est là notre excuse.
KJBBBUIL.
Votre nçm^ î VoH$ *vfB?; pij cpn^fsa^ir à ipous amuser aux dépçpi^ 4^un hpmn^e })on et crédule ! ic'est à mon tour à me v/eng^r.
MADAME LUCAS
Punissez-nous; mais ces pauvres jeunes gens!...
DUBREUIL
N'essayez pas de me parier en leur faveur ; gardez-vous surtout de leur dire un mot de notre en- Iretien : votre pardon est à ce prix.
LUCAS
' J'obëissons. .' . xÉMê pourtant, kiotcie nu Dieux ! je les entends.
DUBREUIL
Sortez par cette porte • • • ( Celle qui est à gauche du spectateur, près Pavant-scène.) et àllez dire à la po'ste
qu'on m'amène sur-le-champ des chevaux.
I4UCAS, Vous voulez. . .
DUBREUIL
Je veux qu'on exécute mes ordres , sans se permettre la moindre observation , ni surtout aucun signe qui puisse faire soupçoqner mon projet . . . Allez. . .
MADAME LUCAS
Ah ! mon Dieu ! que vont-ils devenir ?