SCÈNE XIV
LES PRÉcÉDÈNs, CAROLINE, AMBROISE,
AMIS, DOMESTIQUEE.
AMBROISE
Comment ! c'est Alexis qui est... le glaçon jardinier était le maître... et mlDÎ ,. qui'eiais son onde..'< je ne suis que... ah ! mon dieid , j «a moarrfti^ije crms.
ni2 ALEXIS,
( Il s*assied. ) Je VOUS demandons ben pardon , mais c'est que de ma vie je n'ai éprouve une joie pareille.
ALEXIS
Mon pauvre Ambroise , je suis toujours ton neveu.
NELCOUR.
Oui, mon cher ami, toujours; mais reviens à toi.
AMBROISE
Ça va ben... ça va mieux. (Tout le monde félîdte
Alexis , et Tembrasse.) Ah çà! quand VOUS l'aurcz assez embrasse,., passez-le moi un peu, je vous en prie,
pour que j'en fasse autant. ( Alexis se jette dans ses bras. )
Mais , monsieur Alexis , pourquoi donc que vous ne m'avez pas dit...
ALEXIS
Je craignais que tu ne trahisses mon secret... et surtout que tu ne partageasses l'opinion cruelle que mon père...
NELCOUR, à Alexis.
N'en parlons plus? j'oublie tout, et je te pardonne.
AMBROISE
Lui pardonner!... Monsieur, sachez qu'on a toujours calomnié votre malhçureux enfant ; vous l'accusiez de ne pas vous aimer , de ne jamais vous écrire , eh bien , voilà toutes ses lettres qu'on a troavées après la mort de votre femme daiis son secrétaire relie avait eu le soin d'empêcher qu'elles ne vous parvinssent ; mais le ciel n'a pas voulu
OPÉRA-COMIQUE. ii3
lui laisser le temps de les anéantir , les vUà ; tous les jours je les prenons pour vous les rendre , et si jusqu^à ce moment je ne Tons pas fait , c'était .dans la crainte de vous livrer à des regrets inutiles, et peut-être à des remords!...
NEIiCOUR.
Qu'entendsrje , ces lettres?
ALEXIS
£h oui ! mon père , cent fois je vous ai adressé mes plaintes, les expressions de ma tendresse, les suffrages de mes maîtres ; votre silence m'a désespéré...
MELCOUR.
Âh! quelle idée tu as dû avoir de ton père... que j'étais injuste sans le savoir!... mais cette chère Caroline... oet événement va lui ravir un état.
CAROLINE
Que puis-je regretter? ne serai-je pas témoin de votre bonheur ; ne pourrai-je pas concourir avec lui à embellir votre vie ; car, sans doute , il ne sera pas assez cruel pour me priver de cette satisfaction.
ALEXIS
Ah ! mon père , si vous voyliez , il serait un moyen...
NEIX^OUR.
Je sais ce que tu veux dire ? je me rappelle ta
confidence! Alexis! Caroline! mes chers enfans,
je vous unis, et j'espère que vous ne me dédirez pas. )
iiC ALEXIS,
ALEXIS
MfHt père ! CaroHne ! noos ne nous quitterons
plus.
AUBROISE.
Ça sera plus commcKle , quaii4 vous voudrez chanter des petits duos, par exemple.
MELCOUH.
Tu pourrais bien à présent me dire le troisième couplet.
ALEXIS
Oh oui! oui.
l.e jeune Urbain n'a plus d'alarmes , Son père enfin lui mni son cœur, Désormais s'il versa des larioei, Ce sont des larmes d4 boubeur.
(Au public> Si par son zèle il peut rous plaire, Bien ne lui manque en ce moment; Aimes anssi le pauvre enfant, Qu'il trouve en vous encore un père.
( Le cceur rëpètR ces quatre vtri.)
ADOLPHE Eï CLARA,
OU