SCÈNE XL
LES PRÉCÉDENS, DE LIMBOURG , de loin.
DE UMBOURG , entrant au moment où Adolphe a le bras passé
autour de Clara.
Je viens vous chercher... Ah! pour des gens qui
ne se sont jamais vus , vous panaissez en bonne intelligence.
CIARA.
Monsieur , apprenez la plus singulière aven* ture... C'est mon mari!...
AnOLPHE^
C'est ma femme!...
DE UMBOURG.
Cessez de grâce celte plaisanterie «très déplacée dans une maison où la décence...
CLARA
Mais c'est très vrai , Monsieuf .
DE UMBOlTRCr.
Vous insistez. Madame... En vérité , je n'aurais pas cru qu'une personne que j'estime , que je considère... Souvenes-vous de ce que vous m'avez dit tantôt de votre mari... et conimefit voûtez -vous, au portrait que vous m*fen avez fail, que je le reconnaisse dans ce jeune homme doux , aimable , honnête?... Et vous. Monsieur, la manière dont vous m'avez dépeint votre femme, peut -elle se concilier?....
CLARA
Il est pourtant certain que c'est lui...
ADOLPHE
Je vous jure que c'est elle...
DE LtMBOURG.
Je vois ce que c'est : vous vous êtes trouvés aimables , et vous avez imaginé que je serais assez crédule... Non , Monsieur... non, Madame... non ,
i56 ADOLPHE ET CLARA,
non , je n'entends pas cela... et je ne souffrirai jamais que dans une maison respectable...
ADOLPHE
Mais écoutez...
DE UMBOURG.
Je n'écoute rien...
CLARA
Sachez...
DE UMBOURG.
Je sais tout...
CLARA , bas.
Ah ! comme il est entêté !
ADOLPHE, à pari.
Il radote... laisscHis-le dire.