QUATUOR
VE UMBOURG.
Jeunesse aveugle et souvent téméraire^ Retenez bien cet avis important :
On vit toujours vertu, décence austère , Dans le château dont je suis commandant.
Ne craignez rien , monsieur le commandant; On retiendra cet avis important.
DE LIMBOURG
Ici , c'est la règle ordinaire, On se parle, mais sans mystère.
Oui, Ton se parle... (Bas.) avec mystère.
DE UMBOURG.
Le matin on se dit bonjour.
LES ÉPOUX
Le matin on se dit bonjour.
DE LIMBOURG
Et le soir...
OPÉRA-COMIQUE. iS;
LES ÉPOUX
Le soir...
BE UMBOURG.
, Sans lamîère!...
CLARA
Sans lumière î...
DE LIMBOURG
On TOUS enferme à double tour.
ADOLPHE
Ensemble ?
DE LIMBOU^G.
Non , chacun dans une tour.
TOUS DEUX
Dans une tour!
DE LI'MBOURG.
Jeunesse aveugle , etc.
ADOLPHE ET CLARA se donnent la niam par derrière; Adolphe baûe celle de Clara. Ils se la serrent. I^ commandant les obsenrc , sans le faire aperceroîr.
Nous profitons de Tavis important
Que donne ici monsieur le commandant.
ADOLPHE Et CLARA.
Dissimulons avec finesse , *
CachonS'Iui < . , .1 > m'intéresse.
Ménageobs-nous avec adresse M 1 Quelque moyen pour nous revoir.
S / DE LIMEOURG.
g \ Bon! bon! je vois tout, c'est charmant.
^ J Est-ce dépit, est-ce tendresse?
Dissimulons avec finesse ;
Combattons encor leur espoir.
Pour augmenter , par cette adresse , .
Le plaisir «pi'ils ont de se voir.
DE LIMBOURG
Je vous Tai dit , toujours décence austère , Dans le cMteau dont je suis le commandant.
i58 ADOLPHE ET CLARA,
ADOLPHE ET CLARA se disent :
Vous entendez, toujours décence austère.
Dans le château dont il est commandant..
DE LIMBOURG, le» suivant des yeux, et royant qu'Adolphe YeuC embrasser Clara , il les prend sur le fait , et s'écrie :
Que vois-Jef... ô ciell et quelle audace!
ADOLPHE
Eh! vous voyez que son époux Pembrasse»
DE LTMBOURG.
Oser commettre un délit aussi grand , Dans le château dont je suis commandant.