‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 57 sur 203 · GASPARD , DE LIMBOURG · texte numérisé non relu

GASPARD , DE LIMBOURG

DE UMBOURG.

Eh bien , Gaspard ?

GASPARD

Ëh bien , Monsieur ?...

DE UMBOURG.

Tu les as entendus ?

GASPARD

Et avec grand plaisir.

DE LIMBOURG

Voilà bien le cœur humain ! il suffit qV on yeuille les séparer, pour qu'ils meurent d'envie d'être ensemble.

GASPARD

Oui ; mais ce sentiment sera-t-il durable ? N*estce pas l'effet de la contrariété?...

DE UMBOURG.

Cest ce qu'il est important de savoir... Je leur

^ OPÉRA-COMIQUE. i6i

prépare une épreuve qui doit me convaincre si c^est une sensibilité réelle , une véritable tendresse qui les inspire en ce moment...

GASPARD

Ça y ressemble bien , toujours.

DE UMBOUaG.

Je le pense aussi , mon cher Gaspard ; je les ai pénétrés ; il sont bons , sensibles. La tête a eu tort , j'attaquerai le cœur, et je verrai s'il saura m'entendre. Je présume que bientôt Clara tentera de te parler.

GASPARD

De me séduire , peut-être ?

DE UMDOURG.

Je te permets de te laisser séduira , mab peu à peu , sans que cela nuise au projet.

GASPARD

Sans doute, Adolphe, de son côté, ne manquera pas de vouloir me corrompre.

DE LÏMBOURG.

£h bien ! tu te laisseras corrompre par Adolphe, mais en observant de ne les réunir que lorsque je...

GASPARD

J'entends. (Bas.) La voilà! la voilà près de la porte ; elle n'ose pas entrer ; elle me fait signe ; elle est toute tremblante...

DE IIMBOtJRG, bas.

Je me retire. (iiaut,d'unevo«ternble.) Vous m'entendez, Hac-ting-tir-koff ; pas la moindre communication en tuelea deux prisoDmers<.pa& la moindre communication.

i6a ADOLPHE ET CLARA,

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