GASPARD , DE LIMBOURG
DE UMBOURG.
Eh bien , Gaspard ?
GASPARD
Ëh bien , Monsieur ?...
DE UMBOURG.
Tu les as entendus ?
GASPARD
Et avec grand plaisir.
DE LIMBOURG
Voilà bien le cœur humain ! il suffit qV on yeuille les séparer, pour qu'ils meurent d'envie d'être ensemble.
GASPARD
Oui ; mais ce sentiment sera-t-il durable ? N*estce pas l'effet de la contrariété?...
DE UMBOURG.
Cest ce qu'il est important de savoir... Je leur
^ OPÉRA-COMIQUE. i6i
prépare une épreuve qui doit me convaincre si c^est une sensibilité réelle , une véritable tendresse qui les inspire en ce moment...
GASPARD
Ça y ressemble bien , toujours.
DE UMBOUaG.
Je le pense aussi , mon cher Gaspard ; je les ai pénétrés ; il sont bons , sensibles. La tête a eu tort , j'attaquerai le cœur, et je verrai s'il saura m'entendre. Je présume que bientôt Clara tentera de te parler.
GASPARD
De me séduire , peut-être ?
DE UMDOURG.
Je te permets de te laisser séduira , mab peu à peu , sans que cela nuise au projet.
GASPARD
Sans doute, Adolphe, de son côté, ne manquera pas de vouloir me corrompre.
DE LÏMBOURG.
£h bien ! tu te laisseras corrompre par Adolphe, mais en observant de ne les réunir que lorsque je...
GASPARD
J'entends. (Bas.) La voilà! la voilà près de la porte ; elle n'ose pas entrer ; elle me fait signe ; elle est toute tremblante...
DE IIMBOtJRG, bas.
Je me retire. (iiaut,d'unevo«ternble.) Vous m'entendez, Hac-ting-tir-koff ; pas la moindre communication en tuelea deux prisoDmers<.pa& la moindre communication.
i6a ADOLPHE ET CLARA,