SCÈNE xn
LES PRECEDENS, GASPARD, parait avec sa haHebM*d«.
DE LIMBOURG , à Gaspard.
Holà ! qu'on les sépare.
( A Clara.) Et vous, qu'on m' obéisse»
LES ÉPOUX
• Quelle in)usUce!
Ah! quel supplice l Vouloir séparer deux époux f
DE LIMBOURG, à Clara.
Votre conduite enfin m'éclaire, En voyant les regards si doux...
Vous me trompiez, la chose est claire ; Vous êtes deux amans , et non pas deux époux»
ADOLPHE ET CLARA sVcrient :
Quelle injustice!
Ah! quel supplice!
DE LIMBOURG
Soirtez... rentrez chacun chez vous...
ADOLPHE
Oui, CUra^ je te re verrai.
CLARA
Adolphe, moi, je l' écrirai .
ADOLPHE
Adieu, Clara, ma chère amie!
CLARA
Adolphe, Adolphe, pense à moi.
ENSEMBLE
Toujours à toi !
Et pour la vie !...
Adieu! adieu! pense à moi!
DE LIMBOURG
Il Taime, il Taime , sur ma foi , Et Clara , Clara , {$'est tnadiie ; <
Et tout va fort bien , je le voi.
Partez : ( Haut.) telle est ma loi.
GASPARD
Ils s'aiment, sur ma foi.
Tout va bien , je le voi.
ADOLPHE, furieux.
Et toi , dont l'ordre ici m'arrête , ( bis. ) Qu'on se garde de l'offenser ; Tu m'en répondras sur ta tête.
DE UMBOURG.
Quoil vous osez me menacer?
(A part.) Si j'osais, j'irais l'embrasser.
CLARA
Adolphe , crains de l'offenser.
GASPARD, bas.
Obéissez sans balancer...
DE LIMBOURG, à part.
Si j'osais, j'irais l'embrasser...
( Haut.) Séparea-ks , qu'on m'obéisse !
iSg
i6o ADOLPHE ET CLARA,
ABOLPHE ET CLARA.
(Gaspard se place entre eux deux, et se laisse tromper.)
Ah! quel supplice !
Quelle injustice!
ENSEMBLE
Adieu, Clara, ma chère amicé Adolphe, Adolphe, pense à moi.