‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 90 sur 203 · RAÏ7Ç0IS · texte numérisé non relu

RAÏ7Ç0IS

C'est si doux quand on peut lui plaire !" Un sourire , un mot gracieux ^ Voilà notre premier salaire.

GERMAIN

Et c^est celui que l'on aime le mieux.

ENSEMBLE

Oui , c'est celui que Ton aime le mieux; -,

FRANÇOIS

Monsieur Dormeuil est si bon mahre l

GERMAIN

De nous faire du bien il est toujours pressé.

FRANÇOIS

Mais si son cœur est offensé y 11 est vif comme le salpêtre.

; ' i G£RMAIN.

Et ce coeur trop sensible est aisément blessé.

FRANÇOIS

Oui,' v'ià Fmàl ; mais dans Finstant même

Qu'il paraît le plus irrité , Un regard caressant , un mot plein de bonté ^ Yous prouvent combien il vous ainie.^

,,. ENSEMBLE

Dans notre état qu'on est l^eureux , etc..

FRANÇOIS

N'écoutant que sa bienfaisance , lia trouvé plus ^uninjgrat. ' • '

Il «^

OPÉRA^OMIQUE. a^i

GERMMN.

Au lieu de faire un vain éclat Pour se venger.... il recommence.

FRA19ÇOIS

Il est singulier.

On le dit.

FRANÇOIS

Mais généreux !

GERMAIN

L'âme si bonne!

Il est fort gai.

GERMAIN

Souvent il rit.

FRANÇOIS

Et c'est surtout quand il nous donne !

ENSEMBLK

Dans notre état qu'on est heureux , etc.

FRANÇOIS

Vous n'avez pas* d'idée comme dans tout ce quartier on se rejouit du mariage de M. Léonce.

GERMAIN

Je le crois , tout le monde Taime.

FRANÇOIS

Presqu'autant que son père... qui ne Test pas pourtant ! mais c'est tout comme ! Il faut convenir aussi qu'il a été bien heureux, ce M. Léonce^ d'avoir été adopté par un brave homme, qui en outre est bien riche , ce qui ne gât^ rien. Si j'avais eu ^a bonheur , moi , qui $uis un pauvre orphelin , j'aurai3 pu trouver comme ça quelqu'un qui m'aurait... Au fait, je conviens que M. Léonce

2i2 LÉONCE,

le mérite... Oui , le sort a eu raison ; il sera le maître, moi, le valet, et je n'en serai pas plus fâche pour cela.

Ma foi , tu fais bie^ ûe prendre ton parti.

TTRANÇOIS.

, Pas vrai ?... Et tenez, de ce pas je vais voir s'il n'a pas quelqu'ordre à me donner... (Reyenant.) Ah! dites-moi, monsieur Germain, resterai -je toute la journe'e en veste, ou si je mettrai mon petit habit neuf?

GERMAIN

Comme tu voudras.

FRANÇOIS

C'est pour savoir si à la fête je serai le jockey ou le doinestique , parpe qu'alors on s'arrange . . .

GERMAIN

Va, François, sous quelqu'habit que tu paraisses, si tu es honnête , zélé , fidèle, tu seras toujours bien vu de tes maîtes, mon garçon ; ici l'on ne regarde pas à l'habit.

FRANÇOIS

Eh bien! malgré ça, je mettrai toujours mon petit habit neuf, c'est le plus jolî. Adieu, Monsieur Germain ; je vous aîitié bien mieux que tous lés autres domestiques , parce que les autres , voyez-vous , ils se moquent de moi , et puis encore quelquefois ils me... ( H faîi geste de rosser:) Mais vousl vous avez toujours quelque chose d'honnête & dire , et vous ne tapez jamais. Au revoir , monttèur Germain.

OPÉRA- COMIQUE. a^S

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