SCÈNE VII
Les Mêmes, JOSÉ.
JOSÉ
O mon seigneur ! mon cher et jeune maître !
DON PÈDUE.
Bon José ! dans mes bras !
JOSÉ
Oui, je vous ai vu naître;
Et quand on dit de vous : Il n’a point de rival Pour tenir une épée ou dompter un cheval ,
J’en suis fier! car c’est moi qui vous pris en bas âge Comme élève, et vous fis faire un apprentissage Assez dur. Les soldats ont un métier d’enfer;
GUSMAN Ll‘ BRAVE.
Il faut des doigts d’airain pour bien battre le fer, üli! quelle main il a!... c’est moi qui l’ai trempée,
'' Prenant sa main.
Comme un acier vivant , elle cherche une épée Toujours, comme ma main... Nous vous en donnerons, Et des chevaux païens, vifs sous lés éperons, '
Et des carquois remplis de cent ûèches ailées;
Et nous irons encor tous deux dans les mêlées.
Le cimeterre au poing , et de nos champs voisins Engraisser la moisson avec des Sarrasins !
DON PÈDRE
Et mon père? dis-moi, parle-moi de mon père!
JOSÉ
Vous ne l’avez pas vu!... Que venez-vous donc faire Au palais?
DON PÈDRE
Oui , je cours l’embrasser.
JOSÉ
Bien!
DON PEDRE, s'inclinant dcTant dona Sol.
Madame, ,
11 faut que je vous quitte un moment
JOSE , à part.
Une femme!
Elle passait avant le père; j’ai compris!...
Mon élève est un maître : il a donc tout appris !
DONA SOE, à don Pèdre,
Moi , j’entre chez la reine... Fn tous temps, je l’espère. Vous vous rappellerez les offres de mon père }
ACTÈ I. 15
DON PEDRE, â, dont Sol qai sVloigDO.
Oui , je n’oublierai rien. - ’
(a JOié.) ' 1
Oh ! que je suis heureux !