DON ’JUAN
Gusman !... moi seul je puis vous venger d’une insulte Et vous rendre heureux...
GUSMAN) à don Juan.
Non , l’honneur que je consulte Mc dit que nous suivons un chemin différent;
Moi , je fais mon devoir !
DOx\ PEDUE, à Gusman avec chaleur.
Un prince de son rang
Qui nous offre un secours à celle heure dernière !
Oh , mon père ! suivons son illustre bannière !
C’est lui qui veut ma gloire, et qui la protégea,
Ma main, mon sang, mon cœur, tout est à lui déjà 1
JOSÉ, à part. ^
Il est ensorcelé! c’est le diable en personne Cet infant !
GÜÎMAN , qui a jet< un regard pénétrant sur l'infaBt.
A don rôdre.
A genoux , mon fds ! Dieu te l’ordonne Par ma bouche! A genoux, mon fils... regarde-la
Montrant son êpt^e.
Cette épée... elle est pure!... et quand elle brilla Au soleil espagnol , elle avait devant elle Toujours un ennemi, toujours un infidèle;
Voilà ce que mon fils ne doit point oublier;
Tu t’es courbé soldat, lève-toi chevalier !
' U lo touche deui. fois de ion épée.
l’infant, à part.
L’amour peut nous le rendre.
^rACTRI. :
DONA SOhf k part.
Ah ! l’espoir m’abandonne.
GÜSM AN ,*4 son âls.
Tu connais les devoirs que ce titre te donne ;
En fidèle Espagnol , tu viens de te lier, •
Tous les affronts reçus tu dois les oublier;
Si le roi te faisait une offense mortelle Le roi le lendemain doit te trouver fidèle !
Devant le roi mes yeux se ferment; j’obéis :
C’est la religion ^ c’est Dieu , c’est le pays !
C’est toute chose enfin qu’avec respect on nomme ,
Et que chef de l’État représente un seul homme !
A don Juan.
Infant, adieu !
11 gort et entraîne don PMra qui regarde dona Sol areo douleur. •
DOXA SOL
Pourquoi vous ai-je abandonnés ,
Murs pieux , saint couvent que Dieu m’avait donnés !