ACTE II
lOSÉ.
L’arméô est avec nous !
l’infant.
C’est ce que je veui voir!
GUSHAN.
Et je saurai punir les traîtres au devoir.
JOSÉ
Bien dit! ,
L’iNFANT| montrant don Pidr*.
Commencez donc par votre fils; il m’aime, Il m’est tout dévoué de cœur; à l’instant môme Il vient do le prouver... ^
DON PÈDRE
Mon père !
Malheureux !
Quoi! la foudre du ciel qui va tomber sur eux Te trouve dans leurs rangs! Il en est temps encore, Reviens à moi : l’infant est l’allié du More I Les ennemis sont là. Leiu'S bataillons épars Déjà de Tarifa menacent les remparts.
Montrant par la fenêtre.
Regarde : vois monter du sable de la rive Ce flot noir et vivant qui sur nos pieds arrive.
Et va nous envahir, si sur cet horizon La nuit fait triompher sa sœur, la trahison !
C’est l’infant! oui, c’est lui qui les a déchaînées.
Ces hordes de l’enfer!... Depuis cinq cents années, Elles souillent, mon fils, la terre de nos rois,
Et leur impur croissant insulte à notre croix !
l’infant.
Oh! c’est moi, dites- vous!...
DON PÈDBE.
Non , ce n’est pas possible !
La preuve, je la tiens, une preuve invincible :
La voilà!... Lis, mon fils.
DON FÈDRE , k p»rt.
Oui , ce n’est que trop vrai 1
GCSMAN, k son fils.
Et maintenant, réponds.
l’infant, k pirt, aroo fureur.
Oh! je me vengerai!
GÜSMAN, à son fils.
Dis : crois-tu que ta maiiî à cette œuvre occupée.
Que la main d’un Gusman flétrira son épée?
Infant , je veux cacher à tous la trahison «
Par respect pour vous, 'prince, et pour votre blason.
Si vous servez encor notre cause si belle ;
Mais, si vous relevez votre étendard rebelle.
C’est une guerre à mort qu’on vous déclare ici ,
Une guerre entre nous, sans trêve, sans merci!