‹ Gusman ne connait pas d'obstacles vaudeville en quatre actesChapitre 44 sur 54 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GRUAU, RIFOLET, tous le costume d'une domestique bordelaise.

RiroLbT. Sans vous commander, monsieur Trumeau, s’il vous plaît?

gruau. Je m’appelle Gruau. Que voulezvous?

rifolet. Grumelot... c’est bien ça. Bonjou, m'sieo 1

gruau, tris- fort. Gruau !

rifolet. Gruiao... c’est dil. Faut pas me répétais les mots trente-six fois; je suis de Bergerac !

GRUAU. Eb bien! si vous voulez revoir votre Garonne, ce n’est pas ici. Je réitère ma demande; que voulez-vous?

bifolet. Je demande Victoire, une payse k moi, dk 1

gruau. Mademoiselle Victoire ne fait plus pat lie de ma livrée. . elle a quitté ma villa.

rifolet. Ab! bah! et moi qui teuton* du* dar pour une place qu’elle devait me procurer dans c’ pays, me v’ü su l’pavé à c’t* heure!... En v'Ià des misères que j’ dis, et des pommées !

gruau, à part. Oh ! sapristi! quelle lueur d'espérance! celle fille me tomberait-elle comme un aérolithe consolateur? (Haut ) Normande, savez -vous faire la cuisine?

rifolet. C'te bôtisc! puisque c’est ma partie. Mais comment faire pour trouver c’te maison, doue?

gruau. Si vous la trouviez sans sortir d’ici ?

rifolet. Comment ça? gruau. Écoutez-moi avec intérêt. Vous ôtes sur le pavé, moi je suis sur le gril ; vous êtes sans place, moi je suis sans cuisinière ; vous avez besoin d’uoe position, moi j’ai h soin d'un dîner.

An : Botter au porteur.

Nos potitien* ressemblent,

Eotondoes-noa*.

nirom.

Dnm‘ l pourquoi p**?

GIC*«-

Les eircoottnnces nous m<crobt«ol,

EnwmbU lortoo* d'embsen*.

Qu’sa dilM-Tons, voyons?

liront.

Dit»’ I pourquoi pi»?

Puisque non mitèr' sont eonmuoit,

Tiefaoui dt nous déguignooner.

cttuc.

Rapprochons nos deux infortune»,

Nous «a feront prul-Itre...

niroitT.

Un bon dîner.

gruau, parlé. Et elle a du mou. qu ütrouvaille !

REPRISE ENSEMBLE

Rapprochons nos dsux infortunes,

Nous en feront peut-être no bon dîner.

gruau, d part. Je suis sauvé !

rifolet, 4 part. J'ai réussi!

gruau. Votre nom?

rifolet. Galathée.

GRUAU. Galathée! Rien que pour le me*, je la prendrais, pour aroir le plaisir de dii - : Galalbée, le potage! ( A Itifolet.) Gabli.à , je t'arrôte... liens, voilà des arrhes. (Ilùn une poignée de monnaie.) Je le donne nue somme extravagante ! (A part.) Je crois qc:

j’avais sur moi trois francs cinquante. (Üaut , Je n'y regarde pas; parce que tu me ?a«.

Galathée ; je te traite comme Dauaé. Tu au ras deux cent trente francs de gages et du café le matin.

rifolet. Je l’aimerais mieux le soir.

G bu au. Va poor le soir.

RIFOLET. Sans faire tort k celai du matin.

gruau. Ah! ah! Enfin, n’importe, j'adhère. Et toi, ça (c va-t-il?

niFOLKT. Point encore. ( Minaudant. ) AlVcu élions-t-y célibataire?

Diqitized by CjOOQIC

titSMAN NE CONNAIT PAS D'OBSTACLE

GRUAU. Je l'ai élit quand j'étais fort jeune ; mais maintenant je suis veuf avec ma fille.

i part.) üù veut-elle en venir?

rifolet. Monsieur prend -il des laits de poule le M>ir?

gruau. Jamais; je prends mon bonnet de nuit, voilé tout.

rifolet. Ça me rassure. C.’tst que j’ai eu un maître qu'il lui fallait un lait de poule tous les soirs, et ça m'ennuyait. Du moment ijue ra'sicu n'en consomme point, je consens rentrer chez lui ù deux cent cinquante francs.

gruau. Alors, marché conclu. Tu tombes bien pour ton début, j'ai du inonde & dîner.

Voici les comestibles, 1rs fourneaux sont allure és... vite, à la bcsogue.

rifolet, avec élan, üb ! je vas vous faire un dîner, que vous vous cil ficherez les barbes .

gruau, f.'inspiraiion lui arrive. Un dernier mot. Troussez-vous, Galathée?

rifolet. Oh ! m’sieu !

GRUAU. Sa susceptibilité me ravit... Mon enfant, je vous demande si vous troussez la vnluiMc ?

niFoi.tr. Ça, m’fcieu, ça ne regarde que les volailles et moi.

gruau Elle a raison, je suis indiscret...

Tu as raison, je te laisse. Voilé un tablier, l'écumoire, la cuillère h pot, et la porte de ton officine. Si lu veux me Caire une surprise pour le dessert, fais-nous des œufs à la neige. (A part. ) Elle me sauve ! Je cours instruire Pauline de celte capture et donner un coup de pied au chemin de fer pour y recevoir nos couvivcs. (Haut.) Bonjour, G.dathée I

rifolet. Bonjour, m'sieut à la r’voyurel

Air il. Ong.

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