‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 2 sur 63 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

bibliothèques, — voire un bourgeois qui s'échauffait à la lecture des journaux,, — un Français enfin qui aimait passionnément son pays. C'est ce Flaubert-là que j'ai surtout étudié dans les pages qui vont suivre.

Derécenteset considérables publications d'inédits ont abondamment renouvelé le sujet. De son vivant^ il n'avait guère donné plus de cinq volumes. Et voici que la dernière en date de ses éditions complètes (Védition Conard) en annonce dix-huit. Doit-on se plaindre que V œuvre primitive de Flaubert soit submergée maintenant sous le fatras de ses cartons f Pour ma part, je ne le pense pas. Cette masse énorme d'inédit, sans nuire à son œuvre telle qu'il l'avait conçue, nous a fourni une connaissance plus exacte et plus étendue de l'homme et de l'écrivain. Les critiques ont la manie déjuger un auteur d'après ceux de ses livres qui leur plaisent le plus ou qui leur semblent les plus caractéristiques. Us négligent, ils ne veulent pas voir, ou ne peuvent pas deviner tout le reste. Or, un grand écrivain comme celui-ci dépasse toujours Vidée que la critique peut s'en faire. Son œuvre est un monde. Tout y est. Il a tout dit, ou presque tout. La publication, des

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