‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 41 sur 63 · Correspondance., t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance., t. II, p

2. « Je sens contre la bêtise de mon époque des flots de haine qui m'étoufîent. Il me monte de la m... à la bouche comme dans les hernies étranglées. Mais je veux la garder, la figer, la durcir : j'en veux faire une pâte dont je barbouillerai le xix« siècle, comme on dore de bouse de vache les pagodes indiennes... » Correspondance, t. III, p. 19.

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ainsi que cet homme, qui a lantlionni la politique, est un de ceux qu'elle a le plus préoccupés.

Évidemment, de bons esprits peuvent trouver qu'il n'y entendait rien, qu'il se mêlait de ce qu'il ne comprenait pas, qu'il lui était trop facile enfin, quand il attaquait les politiciens, d'exécuter des g-ens qu'il méprisait à priori. Malgré tout, s'il a souvent 'parlé de la politique avec fureur et dég-oùt, il en a parlé aussi avec une émotion généreuse, et, quelquefois, avec une justesse et une pénétration qui sont assez rares chez les autres littérateurs de son temps.

Il signait un jour une de ses lettres : a Ami de Franklin et de Marat, factieux et anarchiste de premier ordre et désorganisateur du despotisme dans les deux hémisphères depuis vingt ans M » Il avait Tair de plaisanter, mais en somme il se jugeait bien. Le vrai fonds de Flaubert, c'est la haine du Pouvoir. 11 hait l'autorité sous toutes ses farmes et dans toutes ses manifestations. Comme homme de lettres, il en veut d'abord à la censure : « Voilà

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