Édition Louis Gonard, Paris, 19J
Tout cela s'est accumulé en de volumineux cartons. Qui oserait, maintenant, faire ce qu'il n'a pas fait? Qui aurait le courage de brûler une Yi^ne de Flaubert? Puisque ces brouillons subsistent et subsisteront, sauf accident, — puisqu'ils seront déposés à la Bibliothèque Nationale, il est fatal que tôt ou tard les commentateurs et les critiques de textes se mettent à remuer ces vieux papiers, et que les éditions complètes de l'avenir se g-rossissenl d'un fort supplément.
En ce qui concerne les ceuvres que Flaubert a publiées de sou vivant et dont il a revu le lexte, il est clair que ce texte est intangible. Dans les éditions récentes, il y a bien, càetlà, quelques coquilles, mais il sera facile de les corriger, en se reportant soit à l'édition priiiceps, soit aux manuscrits copiés de sa main.
A ce propos, il n'est pas inutile de savoir comment il procédait liii-!n»""nie pour la revision de ses manuscrits.
Voici, par exemple, celui de Salammbô, Il se compose de 35-0 pages en papier fort et de grand format. Le carton qui lui sert de couverture porte les dates suivantes : « Septembre 18o7-avril 1862. » Notons que les titres des chapitres ont été ajoutés