‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 57 sur 63 · Id., IV, p. Zi'K · texte numérisé non relu

Id., IV, p. Zi'K

Le voilà qui s'engage comme infirmier à THôtel- Dieu de Rouen, qui s'improvise lieutenant de mobiles, qui rêve de marcher avec son bataillon au secours de Paris. Puis, comme personne ne bouge, il est obligé de ravaler son humiliation, de subir la vue des envahisseurs, de se réfugier à Dieppe, pour ne pas assister à la profanation de son cher Croisset. Alors le fiel V étouffe. Il jure de ne voir aucun Allemand de sa vie ; il n'admet pas « qu'un Français qui se respecte daigne se trouver une minute avec aucun de ces messieurs * » . Désormais, il se regarde comme un homme fini : « On ne peut plus écrire, quand on ne s'estime plus -. » Encore en mars 1871, quand un peu de calme lui est revenu, il disait à George Sand : « J'ai eu de mauvais moments dans ma vie, j'ai pleuré beaucoup, j'ai ravalé beaucoup d'angoisse. Eh bien ! toutes ces douleurs accumulées ne sont rien en comparaison de celle-là. Et je n'en reviens pas ! Je ne me console pas î Je n'ai aucune espérance '. »

Peu à peu cette crise violente s'apaise. Flaubert,

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