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OU rôti » même chose et en même temps quelle servilité envers l'opinion du jour, le plat à la mode ! . . . Rochefort était considéré comme le premier écrivain du siècle avec Victor Hugo î »
Après la rage du factice et de la blague, le manque de justice : « Voyez comme on est arrivé à la nier partout. Est-ce que la critique moderne n'a pas abandonné l'art pour Ihistoire ! La valeur intrinsèque d'un livre n'est rien dans l'École de Sainte-Beuve, de Taine. On y prend tout en considération, sauf le talent. De là, dans les petits journaux, l'abus de la personnalité, les biographies, les diatribes. Conclusion : irrespect du public... Les romantiques auront de beaux comptes à rendre avec leur sentimentalité immorale. Rappelez-vous une pièce de Victor Hugo dans la Légende des Siècles, où un sultan est sauvé parce qu'il a eu pitié d'un cochon : c'est toujours l'histoire du bon larron, béni parce qu'il s'est repenti ! Se repentir est bien, mais ne pas faire le mal est mieux. L'école des réhabihtations nous a amenés à ne voir aucune différence entre un coquin et un honnête homme... On a tellement perdu tout sentiment de la proportion que le conseil de guerre de Versailles traite plus durement Pipe-en-
Bois que M. Courbet. Maroteau est condamné à mort comme Rossel! C'est du vertig-e * ! » Flaubert répète ces mêmes griefs contre George Sand, qui, elle non plus, ne sait pas ce que c'est que la justice : « Ah ! chère bon maître, si vous pouviez haïr ! C'est là ce qui vous a manqué, la haine ! Malgré vos grands yeux de sphinx, vous avez vu le monde à travers une couleur d'or. Elle venait du soleil de votre cœur; mais tant de ténèbres ont surgi que vous voilà maintenant ne reconnaissant plus les choses. Allons donc ! Criez ! Tonnez ! Prenez votre grande lyre et pincez la corde d'airain : les monstres s'enfuiront. Arrosez-nous avec les gouttes du sang de Thémis blessée - ».
Si l'on n'a pas le sentiment de la Justice, c'est que d'ailleurs on ne sait rien. L'injustice est le fruit naturel de l'ignorance : « Si l'on eût été plus éclairé, s'il y avait eu à Paris plus de gens connaissant l'histoire, nous n'aurions subi ni Gambetta, ni la Prusse, ni la Commune. Comment faisaient les catholiques pour conjurer un grand péril ? Ils se signaient en se recommandant à Dieu et aux saints. Nous autres qui sommes avancés.