‹ Gustave Nadaud et la chanson françaiseChapitre 12 sur 31 · LA BOUCHE ET L'OREILLE · texte numérisé non relu

LA BOUCHE ET L'OREILLE

La bouche disait à l'oreille :

« Tout vous caresse et vous sourit Vous êtes l'aurore vermeille. »

Et l'oreille s'ouvrit.

La bouche disait à l'oreille :

« Et patati et patata.

Vous n'avez pas de pareille. »

Et l'oreille écouta.

La bouche disait à l'oreille :

« Tout l'univers vous applaudit Comme la huitième merveille. »

Et l'oreille entendit.

La bouche disait à l'oreille:

« Pour vous le charme de l'esprit Hst le miel choisi de l'abeille. »

F^t l'oreille comprit.

La boucha disait ù l'oreille :

m rai guidé Sociale et Nu ma, Voulez-vous que je vous conseille L'oreille se ferma.

Dans ce genre, tout spécial, <lr l'apologue où le

GUSTAVE NADAUD ET LA CtlANSON FRANÇAISE 89

talent consiste à faire passer délicatement, dans les derniers vers, une morale, un précepte, pour résumer un tout, voyez comme Nadaud y arrive sans heurt et dans une forme élégante !

Il égale ici les fabulistes Lachambaudie, Florian, et se rapproche de La Fontaine, qui eut avant lui Esope, ne l'oublions pas I

Le Poète se révèle un judicieux observateur. Dans les Petits Poèmes Amoureux, nous détachons de cette série, au nombre de vingt-quatre, le : Retour de Voyage.

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