‹ Gutenberg; drame en cinq actes et en versChapitre 34 sur 88 · EIN>A · texte numérisé non relu

EIN>A

Est votre histoire, A vous trois... Ils t'ont pris...

Lorsque j'y pourrai croire, J'aurai bientôt brisé...

ENNA

C'est toi qu'ils briseront...

Prends-y garde.

Mon œuvre...

ENNA

En portera l'affront.

Comme cette herbe, où meurt le serpent qui s'y cache,

Ou le sandal qui tombe en parfumant la hache,

Elle triomphera de ce qui l'étouffait.

Et même ses bourreaux en auront le bienfait !

Je ne crains rien. Peut-on fausser ce que j'invente,

D'ailleurs, changer mon but?

ENNA

Leur ruse est bien savante.

Et bien fertile !...

GUTENBEHG.

Assez...

ENNA

Ciappei, qui n'a pas fui, Peut...

Tu le dénonças et tu parles de lui?

La trahison toujours vous laisse de sa fange.

ENNA

Bien venger anoblit, et c'est toi que je venge. Tant qu'il se prit à moi, le dédain m'a suffi, Chaque menace avait ma haine pour défi. Ce n'est que lorsqu'à toi monta sa félonie, Que je fus lasse enfin, et la voulus punie. Le savais-tu?

Je sais qu'allant tout révéler.

Tu m'avais donné part au sang qui dut couler. Une goutte, et c'est trop.

Mais c'est un droit...

Extrême.

Ne le prends plus pour qui n'en voulut pas lui-même.

Il sort.

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