EXPLICATION DE LA CARTE
J’ai dressé la carte ci-jointe du champ de bataille de Briguais et des environs conformément à mes observations personnelles et en me servant des documents suivants :
i° Carte générale de la France , par Cassini, grand in-folio n° i à 92 (Bibliothèque de la Société de Géographie de Lyon) n° 87, feuille 53. Écrit par Chambon, dessiné par Chalmandrier. Échelle de dix mille toises. Carte superbe. Les élévations de terrain au pied des Barolles sont bien figurées. Le Mont Rond est appelé Moran.
20 Carte topographique du canton de Saint-Genis-Laval (arrondissement de Lyon, département du Rhône) dressée et gravée sous l’administration de M. Jayr, pair de France, conseiller d’État, préfet, par E. Rembielinski, ingénieur et
graveur à Paris, 1845. Echelle métrique "-1— (publiée d’après le vote du Conseil Général), très claire, indiquant parfaitement les mouvements de terrain, les forêts et les bois, cette carte m’a été de la plus grande utilité.
30 Carte de la France , dressée par ordre du Ministre de l’Intérieur, feuille xxi-26 (Lyon sud-ouest), rectifiée et mise à jour en octobre 1892.
Échelle de 1 : ico.ooo (1 centimètre pour 1 kilomètre).
On peut reprocher à cette carte d’être trop chargée de
noms, proportionnellement à ses dimensions, ce qui engendre parfois delà confusion.
Ainsi le Mont Rond nous paraît avoir été placé à 300 mètres trop h l’est de sa véritable position.
40 Carte des environs de Lyon , éditée par Bonnaire à Lyon revue et corrigée en 1890, (Vaugneray, Saint-Genis- Laval, Mornant, Villeurbanne). Échelle métrique 4o Iooo.
Cette dernière, m’a rendu également de grands services : elle est moins chargée en indications ; mais les mouvements de terrain y sont indiqués avec tant de détails, qu’il est parfois difficile de se reconnaître au milieu d’une telle intrication de lignes et de courbes.
50 Enfin, le Frère Euthyme, assistant du supérieur des Frères de Saint-Genis-Laval, a levé à mon intention un plan des collines de Mont Rond, qui m’a permis d’interpréter convenablement le commentaire de Denis Sauvage annexé au texte de Froissart et de tracer sur ma carte l’exacte disposition des lieux où la bataille a été livrée.
Dans une récente excursion au Goyet, j’ai remarqué sur la lisière du petit1 bois qui regarde l’occident quelques légères traces de vallonnements assez reconnaissables au milieu des arbres et parallèles au plus grand diamètre de la plaine au fond de laquelle se trouve Briguais. Elles donnent à ce monticule cet aspect de redoute sur lequel j’ai insisté plus haut. S’agit-il, comme le * pensait M. Allut, de simples rigoles pour l’écoulement des eaux, ou bien doit-on les considérer comme les vestiges des anciens retranchements des Tard-Venus qu’avait décrits Denis Sauvage, je pencherais plutôt vers cette dernière manière de voir.