flfoUiynonymeg de mystification, à. M
GUY VAHNBRIKG. S
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des Ptolémée , des Haly, des Etzler , des Dieterick , des Naibod, des iiarftirt, des Zaël , des Tanstettor , des Agrippa , des Dure tus, des Maginus , des Origène et des Argol. Les chrétiens et les païens , les juifs et les gentils , les poètes et les philosophes , ne s'accordent-ils point à reconnaître l'influence des astres! — Communis error, o'ett une méprise générale, répondit l'inflexible Dominie Sampson. — Non pas , répliqua le jeune Anglais , c'est une opinion générale et bien ét^Aie. — C'est la ressource des imposteurs , des charlatans et des fripoQS , dit Sampson. — Àbusus non tallit usum ! L'abus d'une chose ne détruit pas le bon usage qu'on en peut foire. »
Durant cette discussion , £llangowan était pris comme une bécasse dans son propre filet. Il regardait alternativement les deux interlocuteurs : en voyant la gravité avec laquelle Mannering attaquait son adversaire , et les connaissances qu'il déployait dans cette controverse, il commençait à croire qu'il agissait sérieusement. Pour Meg , elle fixait ses yeux égarés sur l'astrologue , influencée par un jargon plus mystérieux que le sien.
Mannering profita de ses avantages ; il accumula tous les ternies bizarres de l'art que sa mémoire fidèle put lui fournir , et qui lui avaient été familiers dans sa première jeunesse, pour des raisons que nous mentionnerons ci-après.
Il parla des signes et des planètes dans leurs aspects sextiles, quaternaires , ternaires , conjoints ou opposés ; des demeures du ciel , avec leurs cornes , leurs heures et minutes ; il prononça les noms é'Almuten, d'Almoohoden, d'Anahibazon, de Catahibazon ; il lança mille autres noms aussi barbares à prononcer et d'une égale signification, et trois fois autant encore , contre Dominie, qui ne reculait pas, et que son incrédulité obstinée mettait à l'abri de cet orage qui fondait sur lui.
îfc A la fin , la joyeuse nouvelle que lady Bertram venait de donner un fils à son époux, et qu'elle était (comme on le dit toujours) aussi bien que son état le permettait , vint mettre fin à la discussion. M. Bertram se hâta de se rendre dans la chambre de son épouse , Meg Merrilies descendit à la cuisine pour être sûre d'avoir sa part du groaning malt et du ken-no \ Mannering, après avoir regardé
£ *. 1* grwmw nwft 4ant.il e»t parié fras le texte est del'aje qu'on brasse exprès pour boire £ es que l'accouchée e*t (léUrr^e • Jto k^-nç a une or^ine plus ancienne, et peat-é{rfi cette coutume Tient-elle des cérémonies secrètes des mystères de Bona Dea. Un énorme et excellent fromage est fait par les femmes de la maison , qui affectent on grand secret , pour le repas des commères qui attendent Vbwroux me-
à sa montre et noté arec une grande exactitude l'heure et la minute de la naissance, pria Douinie, avec h gravité convenable , de le conduire dans un endroit d'où il put observer les corps délestes.
Le jnaître d'école , sans lui répondre , se leva, et ouvrit une porte à moitié masquée par une glace; elle conduisait sur une terrasse à l'ancienne mode, derrière la maison moderne , et communiquait avec 1a plate-forme sur laquelle gisaient les ruines du vieux château. Le vent venait de s'élever ; il chassait devant lui les nuages qui obscurcissaient auparavant le ciel. La lune était levée et dans son plein , et tous les petits satellites brillaient dans un ciel sans nuages. La scène que leur lumière présentait aux yeux de Mannering était inattendue et frappante.
Nous avons dit que sur la fin de sa course le voyageur s'était approché du rivage de la mer, sans savoir à quelle distance il en était, n voyait alors les ruines du château d'EUangowan , situées sur un promontoire ou saillie de rocher, qui formait d'un côté une baie petite et sûre contre les flots de la mer. La maison moderne étaijt placée [dus bas, quoique tout près , et derrière elle le terrain descendait à la mer par une pente couverte de verdure , divisée en faussées par des terrasses naturelles sur lesquelles étaient quelques vieux arbres , et qui aboutissait à la grève. L'autre côté çle la baie, en face du vieux château, était un promontoire pittoresque couvert surtout de taillis , qui , sur cette côte favorisée , croissent presque dans la mer. «La chaumière d'un pécheur paraissait au milieu des arbres ; même à cette heure de la nuit où tout est comme dans le silence de la mort , on voyait $ et }k des Jujnières s'agiter sur le rivage ; c'était probablement l'équipage du Jougre ' contrebandier de l'île de Man . qui était à l'ancre dans là baie. Lorsque la chandélie que Mannering tenait à 1$ fenêtre fut aperçue du vaisseau, le cri de Gare le faucon % ) attention à ïa lumière ! alarma ceux
ment. Tel est le k*n-no , ainti appelé parce que (on le présume ainsi) son existence doit être secrète pour tons les Hommes de la maison , et surtout pour le mari et le naître. Il devait donc se conduire comme s'il n'en savait rien , et sembler désirer que les convives femelles allassent se mettre a table , et paraître surpris de leur refus obstiné. Mais à peine avait -il le dos tourné que Ton apportait le kensno; et après qu'on s'en était rassasié en l'arrosant convenablement de groaning malt , le reste était partagé entre les commères , et chacune emportait sa part chei elle en affectant le même secret.
[Groaning malt signifie dréche des gémissements , et hen-no , )e ne sais pas : deux noms tirés de la cérémonie pour laquelle ils étaient préparés. A* m.)