‹ GUY MANNERING OU L'ASTROLOGUEChapitre 193 sur 215 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

un mot) je ne donne ni ne refus* mon é&nicntement, mut je demande que vous rachetiez vos erreurs passées ; et comme, malheureusement , vous ne pouvez plus obtenir que l'aveu de votre père lui seul , j'espère que vous m'accorderez cette confiance dont mon ardent désir d'assurer votre bonheur vous fait une obligation sacrée* ■

La première partie de ce discours avait un peu affligé Jtilia ; la comparaison entre les ancêtres des Bertràm et ceux des Mannering la fit sourire intérieurement ; mais la conclusion ne pouvait manquer de toucher un cœur naturellement généreux , tel que le sien.

* Mon cher papa , dit-elle en lui tendant la main , je vous donne ma parole que rien ne se passera entre Brown je veux dire Bertràm , et mol ; je ne prendrai aucun engagement sans votre aven et votre approbation. Pois-je vous demander si M. Bertram doit rester è Woodbourne ? — Certainement, aussi long-temps qu'il sera nécessaire pour se* affaires. — Alors, mon père, vous devei présumer qu'il me demandera pour quels motift je cesse de lui accorder les... encouragements qu'il peut croire que je lui aï donnés. — Je présume > Julia , qu'il respectera ma maison , qu'il aura égard aux services que je désire lui rendre, et qu'il ne se permettra aucune démarche dont j'aurais droit de m'offienser ; je compte * en un mot, qu'il sentira ce qu'il nous doit , à vous et à moi , ce qu'il se doit à lui-même. — 9e vous comprends , mon père ; vous serez fidèlefnent obéi... — Je vous remercie d'avance , ma chère eu font; mes inquiétudes n'avaient que vous pour objet. Maintenant, essuyez vos jeux et venez déjeuner. »

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