CHAPITRE Y. Cl
faire ,-œes poules sont toujours en bien mauvais état, Luckie Fin* niston m'en a envoyé trois la semaine dernière qui faisaient honte à voir , et cependant elle a douze bows en semence pour les nourrir; en vérité, son mari, Duncan Fin niston... il est parti de ee monde. Nous devons tous mourir , monsieur Mannering , c'est une grande vérité , et en parlant de mourir , vivons en attendant , car voici le déjeuner sur la table, et Dominie prêt à dire le bénédicité. •
Dominie prononça donc une prière qui excédait en longueur toutes les paroles que Mannering lui avait entendu dire jusqu'ici. Le thé , qui venait naturellement de la cargaison du npble capitaine Hatteraiok , fut déclaré excellent. Mannering fit entendre , mais avec la délicatesse convenable, le danger qu'il y avait à encourager des hommes d'un tel caractère ; « ce ne serait que dans l'intérêt de l'excise que je supposerais... — Ahl les gens de l'excise; » car M. Bertram n'embrassait jamais une idée abstraite ou générale, et dans son esprit considérait comme étant l'excise, les commissionnés , les surveillants , les contrôleurs , les officiers à cheval qu'il connaissait; « les gens de l'excise peuvent faire attention à eux, personne n'a besoin de les secourir, ils ont des soldats pour les assister ; et quant à la justice , vous serez surpris de ce que je vais vous dire , monsieur Mannering : croiriez-vous que je ne suis pas juge de paix ?»
Mannering affecta l'air d'étongement qui lui était ainsi prescrit , mais il pensa en lui-même que l'honorable tribunal n'était pas beaucoup à plaindre d'être privé du secours de son joyeux hôte. M. Bertram était maintenant sur un des sujets peu nombreux qui lui tenaient au cœur, et il poursuivit avec quelque énergie.
* Non, monsieur, le nom de Godefroy Bertram d'EUangowan n'est point inscrit sur la lista des membres du dernier tribunal , quoiqu'il y ait à peine un rustre dans le pays ayant assez de temps pour employer une charrue qui ne puisse se rendre aux sessions trimestrielles, et écrire un J. P. ' après son nom. Je sais à qui j'en sais obligé. Sir Thomas KUUecourt a été assez bon ppur me dire qu'il m'aurait fait nommer , si je n'avais pas voté contre lui à la dernière élection ; et parce que j'ai préféré donner ma voix ? mon sang, à mon cousin au troisième degré, au lairdde Balrujldery , ils me rayèrent de la liste des francs tenanciers ; et puis vint une nouvelle nomination de juges de paix , et je fus laissé de côté* Et jls