CHAPITRE XII
itr de* renseignement» sur une propriété qui est à vendre dans ce pays. C'est un château pour lequel j'ai une toile partialité, et j'espère que mes offres seront acceptées de ceux qui s'ep défont , d'autapt plus qu'il 7 a une intrigue ourdie pour Tacheter au dessous de sa valeur. Mes compliments respectueux à miss Mervyn > et , malgré vos prétentions à être un jeun; et joli garçon , je tous charge d'end* brasser Julia pour moi. Adieu, mon cher Meryyn, à vous pour toujours.
M. Mac-Morlan entra en ce moment dans la chambre ; le caractère bien connu du colonel Mannering avait tout de suite disposé ce gentleman , qui était un homme plein d'intelligence et de probité, à s'ouvrir à |ui avec confiance.' Il lui détailla les avantages et les désavantages (le la prqpriété. La ffiajèure partie du domaine est vendue, dit- il, sous réserve des héritiers mâles , et l'acquéreur aura le privilège de retenir entre ses mains une grande partie du prix de cette acquisition , si le fils dont on n'a pas de nouvelles vient à reparaître dans un temps limité.
c Pourquoi doge alors forcer cette vente? » dit Guy Mannering.
Mac-Morlan sourit. € En apparence, dit-il, pour que l'intérêt de l'argent remplace les rentes mal payées et précaires d'un domaine en mauvais état ; mais , dans 14 réalité , je pense que c'est poqr seconder les vues et les désirs d'un homme qui , ayant l'intention de l'acheter, est devenu d'avance un des principaux créanciers, et s'est fourré dans ces affaires par des moyens connus de lui seul. Comme on le pense aussi , il trouverait très agréable d'acheter le domaine sans en payer le prix. »
Mannering se concerta avec M. Mac-Morlan sur les moyens à employer pour déjouer les projets de cet homme sans principes. Ensuite ils conversèrent long-temps sur la singulière disparition de Henri Bertram , arrivée , dans sa cinquième année , le jour de sa naissance , suivant l'étrange prédiction de Mannering , dont celuici, comme on doit le penser, ne se vanta pas. M. Mac-Morlan n'était pas dans le pays lorsque l'accident arriva , mais il en connaissait bien toutes les circonstances , et il promit à notre héros de lui en foire donner le détail par le shérif-député lui-même, si , comme il se le proposait, il acquérait une propriété dans cette partie de l'Ecosse. Dans cette assurance , ils se séparèrent satisfaits l'un et l'autre de leur conférence.
Le lendemain dimanche, le colonel Mannering se rendit en grande tenue à l'église paroissiale ; personne de la famille d'EUangowan n'y était. On apprit que l'état du vieux laird empirait. Jack Jabos , qu'on avait encore envoyé pour le chercher , revint sans avoir pu accomplir sa mission. Miss Bertram espérait que son père pourrait être transporté le lendemain.