CHAPITRE XX
l'arrivée.
C'était un génifi gigantesque, capable de lutter avec toutes les bibliothèques. Bositbl. Vit de Johnson.
Le jour où le colonel Mannering et sa fille étaient attendus à Woodbourne luisait enfin. Le moment de leur arrivée approchait, et chacun des individus qui composaient le petit cercle rassemblé dans le château avait séparément ses motife d'inquiétude, Mac-Morlan désirait naturellement obtenir la confiance et la clientelle d'un homme dont la fortune et la considération étaient si bien établies. Connaissant le cœur humain , il ne lui avait pas échappé que Mannering, quoique bon et généreux, voulait cependant que ses moindres ordres fussent exécutés avee exactitude et précision} il cherchait donc à s'assurer si tout était disposé dans la maison conformément aux désirs et aux intentions du colonel , et la parcourait depuis le grenier jusqu'à l'écurie. Mistress Mac-Morlan, renfermant sa surveillance dans un cercle moins étendu, allait de la salle à manger à la cuisine , et de la cuisine à la chambre de la femme de charge : tout ce qu'elle craignait, c'est que l'arrivée tardive du propriétaire ne fit tort au dîner, et ne donnât une mauvaise opinion de ses talents et de son activité. Dominie même, sortant de la léthargie dans laquelle le retenait son flegme ordinaire , avait regardé
' i. Roman dont lord Byron , dans les note! de ion Gitour, loue beaucoup la telutt orientale.