I. Jeu de mots en latin, suivant l'habitude de Patin
~2 (iUV PATIN
<=§<=> H) novembre i656. — Le kinkina des Jésuites de Rome n'a guéri personne ici, et il n'en est plus mention nulle part.
Barbants ecce facet, nec crit cum notnine pulvis.
^> 3 décembre i658. — Enseignez-moi dans quel livre je pourrois trouver la description de ces pilules si fameuses qu'on appelle de Francfort, que je crois n'être autre chose que l'aloès nourri et lavé dans l'eau de violettes par plusieurs fois. Je sais bien que les Allemands en font un grand secret, mais je ne suis pas de leur avis, car à tout prendre et à bien conter, l'aloès est un chétifet méchant remède qui dessèche le foie, ['échauffe et le dispose à l'hydropisie, outre qu'il ouvre les veines du siège et fait venir les hémorrhoïdes '. J'aime mieux le séné et le syrop de roses pâles.
21 septembre 1661. — M. Fouquet est toujours dans le château d'Angers malade d'une fièvre quarte. Avant sa prison il avoit pris le quinquina et avoit été saigné de la salvatejje par le conseil de Valot et néanmoins il n'en est pas guéri.
A propos de quinquina, il ne fait point ici de miracles. Quand le corps est bien déchargé par la saignée et les purgatifs il peut par sa chaleur résoudre ou absorber le reliquat de la matière morbifique ; à moins que cela il ne fait qu'échauffer. Ceux même à qui il a fait cesser la fièvre n'en ont
1. Une fois n*est pas coutume. Patin incrimine ici l'aloès pour des motifs scientiiiques.
NICOLAS FOUQLET (D'après Nanteuil.)