‹ GwendolineChapitre 6 sur 28 · LES JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

LES JEUNES FILLES

Peureu>e! Les guetteurs debout sous les étoiles IS"ont pas sur la mer vu blanchir de voiles.

GWENDOLINE, à elle-même, ou rctournaDt à son rouet.

Et pourtant je les plains parfois, Ces tristes jeunes hommes Qui, loin des beaux vallons paisibles où nous sommes, N'ont pas d'épouse et pas d'amour... Pauvres Danois 1 S'ils entendaient un soir une tendre parole, Leur cœur s'attendrirait peut-être,. ,

Les jt'uucs lilles l'iul'iur' ut, l;i yui^ltaut.

Je suis folle 1 Leurs navires sont hideux I Hydres rouges, dragons aux écailles fumantes, Ces dévorateurs des tourmentes Soufflent la flamme autour d'eux Dans les vagues écumantes.

Eheyo ! les entendez-vous,

Les barbares aux cheveux roux ?

LES FILIES SAXONNES

Peureuse ! Les guetteurs aux paupières ouvertes N'ont rien vu passer sur les lames vertes.

Tout à coup, on entend au loin drs clameurs de détresse que dominent des cris farouches.

Oh ! ce sont eux ! Les Danois!

Dos Hommes Saxons se précipitent, en déroute.

Les voilà I

lE VIEIL ARMEL

Fuyez !

LES FILLES SAXONNES

Fuyons I

LE VIEIL ARMEL, à run de ses serviteurs.

Cache ma fille, iElla.

Pendant ce temps, les cris des Danois, au dehors, se précisent en un chœtfr violent, puis les Danois se ruent, hideux, poursuivant les Hommes Saions. Les femmes se dispersent vers les maisons.

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