‹ GwendolineChapitre 5 sur 28 · UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE

Gwendoline a grand'peur.

UNE AUTRE

Elle a vu dans un songe Qu'un Danois l'emportait avec lui sur la mer I

UNE AUTRE, i Gwcn.loline.

Était-il jeune?

UNE AUTRE

Beau?

UNE AUTRE

Tendre, quoique un peu fier?

Hélas!

LES FILLES SAXON.NES

Ne tremble pas, car tout songe est mensonge. Et puis, fût-il terrible et tout vêtu de fer,

Eût-il le front tout balafré d'entailles,

ACTi: PREMIKH H

•Jiiaiid iiifiiii; li («Mniicrail ;i nos pii'ds av(H' l'air

De se ruer dans h.-B batailles; Danois ou non, pirate ou non, un amoureux

Est toujours charmant, (Iwendoline, Et c'est douceur d'aimtu- ([uclcjne lit-ros ull'reux Qui devant nous s'incline.

GWENDOLINp

Ne riez pas ! Craignez les noirs rôdeurs des grèves Que j'ai vus dans mes rêves.

Ils sont rudes et plus forts Que les ourses, plus forts que la louve an'am<''e 1 Quand se rue leur bande armée, Les cliamps sont couverts de morts, Les cieux sont pleins de fumée!

Eheyo ! les entendez-vous,

Les barbares aux cheveux roux?

Page 1