‹ GwendolineChapitre 8 sur 28 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HARALD, le vieil ARMEL, DANOIS, SAXONS, puis GWENDOLINE et les FILLES SAXONNES

DARALD

Nous avons frappé des épées, Croisant le fer, dans l'ouragan, avec l'éclair !

Et du sang des têtes coupées Nous avons teint la plaine, et la grève, et la mer!

LES HOMMES DANOIS

Nous avons frappé des épées 1

HARALD, au fond encore, mais descendu de la valleuse.

Nous avons frappé des épées, Les faibles et les forts, les cœurs, les bras, les fronts

Scaldes, chantez nos épopées.

La guerre, c'est la forge, et nous, les forgerons.

LES HOMMES DANOIS

Nous avons frappé des épées !

Hiirald fait quelques pas. Tout en obligeant les vaincus à se courber devant le CUef, les Hommes Danois forment rie leurs glaives une voûte triomphale sous laquelle s'av.iuce HarakI.

HARALD, sur le devant de la scène.

Nous avons frappé des épées, Et, tombés en riant dans le combat vermeil,

Nous boirons par larges lampées La bière et l'hydromel des dieux dans le soleil !

LES HOMMES DANOIS

Nous avons frappé des épées, Croisant le fer, dans l'ouragan, avec l'éclair !

Et du sang des têtes coupées Nous avons teint la plaine, et la grève, et la merl

UN DANOIS, à Harald, lui désignant le vieil Armel.

Voici le maître.

HARALD

Bien.

A Armel.

Vieillard, le sort des guerres JVous a faits conquérants.

11 faut me livrer l'or que tu cachas naguères.

LE VIEIL ARMEL

- Tu Tauras, oui, si tu le prends. ■ -■ ■■

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