‹ Gwendoline; opéra en trois actes [de] Catulle MendèsChapitre 15 sur 34 · SCENE IV I · texte numérisé non relu

SCENE IV I

GWENDOLIXE boudeuse

Ah ! VOUS êles méchant !

HARALD

timide.

Vous avez de la peine ?

GWENDOLTNE

Sans doute. C'est très mal, ce que vous faites là.

Lui montrant la couroune à terre :

Regardez ! Elle a l'air d'un collier qui s'égrène. ..

Avec un sourire qui ordonne :

Ramassez-la !

HARALD

Moi ?

GWENDOLIiXE

Tous 1

Elle le regarde, longtemps.

Allons ! Rnmassez-la !

Harald. non sans des révoltes, ramasse enfin la couronne

A la bonne heure! Pour me plaire, Il faut être très doux, très tendre, et n'avoir point

De ces grands gestes de colère, Et surtout, — et surtout, — mobéiren tout point.

Désignant le rouet :

Donnez-moi mon rouet !

Geste furieux d'Harald.

Je le veux !

Il cède, il saisit le rouet.

C'est fragile !

Prenez garde ! Avez-vous oublié mes leçons ?

Elle s'assied devant le rouet.

Et maintenant voyez comme on file En chantant des chansons

En tournant le fuseau et en faisant se mouvoir la roue

« Blonde aux yeux de pervenche, Dites, que filez-vous ?.

— Un drap de toile blanche Pour le lit de l'époux.

— Hélas ! il t'abandonne, Celui qui te plaît seul !

Que filez-vous, mignonne?

— Le drap de mon linceul ! »

« Filez, la belle blonde ; Fuseau, tourne toujours !

Il n'est rien dans le monde Qui vaille les amours. «

HARALD

Oh ! Gwendoline, oh ! ta voix est touchante Et le soleil te met de l'or dans les cheveux.

GWENDOLTNE

Allons ! flle à ton tour et chante,

HAIÎALD

Moi, Harald?

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