L’APPAREIL
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Cet appareil a été envoyé en i833 à l’Académie royale de Médecine. Une commission composée de MM. Brichcteau , Delcns et Thillaye, chargée d’en rendre compte à cette société savante , en fit un rapport des plus favorables.
Depuis cette époque, plusieurs orthopédistes s’en sont approprié les idées , et ont établi sur le même prin-
cipe des appareils si compliqués et si dispendieux, qu’il est très difficile aux pères de famille de se les procurer , et d’en faire l’application par euxmêmes.
Madame Masson de la Malmaison, pour satisfaire les personnes qui pourraient en avoir besoin ^ etpour se mettre encore mieux àleur portée, vient de faire subir h son appareil des modifications qui le rendent beaucoup plus utile.
Ainsi on pourra dorénavant s’en servir avec ou sans l’extension , avec ou sans la compression ; par exemple, dans les cas où l’enfant aura seulement une tendance a se dévier ; on pourra le coucher sur cet appareil, sans exercer sur lui ni traction ni compression, et dès lors cette machine sera seulement contentive, c’est-a-dire , suffisante pour
contenir le corps de l’enfant dans la rectitude convenable. Dans les cas, au contraire , où les déviations de la colonne vertébrale seront déclarées , on pourra aider a leur guérison, en employant l’extension , la contre-extension et la compression avec le même appareil, qui devient alors extenseur, compresseur et contentif tout a la fois : triple avantage qu’on chercherait vainement a se procurer avec toute autre machine.
Les résultats heureux que nous avons vus par suite de l’emploi de cet appareil nous font un devoir de déclarer qu’il n’est pas à notre connaissance d’autre appareil en orthopédie qui réunisse tant d’avantages a tant de simplicité.
L’application, d’ailleurs, en est si facile, que pas une mère de famille ne sera embarrassée pour s’en servir au besoin ;
aussi ne saurions-nous assez le recommander dans les circonstances ou il devra être employé.