‹ H. TaineChapitre 132 sur 160 · Par M. Alexandre Bezanson et sa femme · texte numérisé non relu

Par M. Alexandre Bezanson et sa femme

deux ou trois romans que je t'engage à lire et relire pendant les longues soirées d'hiver. Ce sont des détails de mœurs et de passions en style simple, en bon français, chose rare et qui fait toujours plaisir.

J'ai manqué de travailler avec M. Augustin Thierry. L'affaire n'est pas désespérée, mais elle est remise. Libert et son patron, M. Maury, me promettent de me servir de ce côté si l'occasion revient. Mon futur bachelier s'est cassé le nez contre la version exigée, selon ma prévision. 11 est probable qu'il reprendra des leçons; en tous cas et par précaution je cherche un autre élève. — Mes leçons chez Mme D... m'amusent. J'ai le plaisir de lire haut de belles choses et d'inventer mes idées en parlant. — Prévost n'aura pas sa place de répétiteur à l'École polytechnique. — M. N..., que j'ai vu, approuve fort mon séjour ici, et mon travail pour le doctorat et l'Académie*. « Vous êtes à Paris, il ne faut plus le quitter. )> Voilà mot à mot sa phrase. C'est bien là l'ambitieux qui me disait quand je redoublais ma rhétorique : (( Vous faites ie premier pas, visez maintenant un fauteuil à l'Académie. » Très joli, mais il ne suffit pas de souhaiter pour avoir. Que de gens voudraient un fauteuil et restent sur leurs jambes I

Sois parfaitement tranquille sur mon compte ; j'ai une bonne santé, je ne m'ennuie pas, je suis beaucoup plus heureux qu'à Poitiers et à Nevers, je ne sens plus autour de moi commérages, calomnies, tracasseries, surveillance; je n'ai pas pour entourage quarante imbé-

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