‹ H. TaineChapitre 133 sur 160 · M. Taine s'était décidé à concourir pour Tite-Live · texte numérisé non relu

M. Taine s'était décidé à concourir pour Tite-Live

ciles qui s'aident do leur nombre pour être rebelles, et de leur ignorance pour autoriser leur paresse. L'École de médecine est charmante, son musée et ses préparations font ma joie, et quand j'ai mal à la tête, j'ai à ma porte le Luxembourg qui vaut le bois d'Un An^ ou toute autre campagne de province. J'ai repris un peu ma philosophie, je lis aux bibliothèques des livres sur la folie et le sommeil, enfin je vis librement de l'esprit, et je n'ai pas sur la tête la calotte de plomb que j'ai portée l'an dernier.

J'ai revu M. Guizot; son fils^ m'a promis de venir me voir: ce sera peut-être une relation, et la relation peutêtre tournera en liaison. Je le souhaite moins parce qu'il est le fils de son père que parce qu'il est lui-même; je le sais capable, instruit, hardi de caractère et d'esprit.

Aucun événement dans ma vie si tranquille et si monotone. Je suis allé deux fois au théâtre, j'ai entendu Nornia aux Italiens. Mme Cruvelli fait admirablement la phrase musicale, mais elle n'a pas cette pureté et cette largeur de voix de Mme Alboni que Virginie a entendue. Le petit Meizu' était très joli et j'aurais grand plaisir à avoir chez moi le Christ de Remhrandt. Ce Christ est le Christ des pauvres, des misérables accroupis dans leur taudis, laid, sale comme eux, mais plein d'une douleur et d'une tendresse infinies.

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