Voir p. 56, lettre du 20 mars
En littérature, il travaillait surtout à prci)arcr la licence ès-lettres qu'il devait passer au mois d'août; il prenait de nombreuses notes sur les auteurs grecs, latins et français ; il écrivait une étude spéciale sur la rhétorique de Pascal, et faisait une excellente analyse des chapitres du Port- Royal de Sainte-Beuve consacrés au grand écrivain janséniste. Il complétait le cours régulier d'histoire ancienne^ par l'histoire des peuples d'Orient, Inde, Egypte, Perse, Judée; par des analyses d'Hérodote et de la Symbolique de Creutzer-; par un travail sur la civilisation des Hébreux, et des notes sur les langues primitives, d'après un article d'Ernest Renan 5. Pour la philosophie, nous avons retrouvé dos commentaires sur Spinoza*, des notes sur l'objet et la méthode de la philosophie, sur la psychologie, la conscience, la pensée en général, la raison, la perccplioii extérieure, l'induction, la mémoire; des analyses de VEsthélique de Hegel, et enfin un plan de la théorie de Vhilelli- (jence daté de 1849; c'est la trace la plus ancienne du grand travail qui fut pendant plus de vingt ans le but constant de toutes ses pensées. — Entre temps, il suivait avec assiduité la conférence de M. Adler-Mesnard, et apprenait l'allemand pour lire dans le texte original Gœthe et
1. Les nombreuses notes marginales de ses cahiers d'histoire témoignent d'un travail subséquent très considérable.
2. Creutzer (George-Frédéric), philologue allemand, né à Marbourg en 1771, mort à Heidelberg, en 1858. La Symbolique avait été traduite par M. Guigniaut.