‹ H. TaineChapitre 46 sur 160 · Filon (Charles-Augnste-Désiré), né en 1800, mort en · texte numérisé non relu

Filon (Charles-Augnste-Désiré), né en 1800, mort en

3. Gériisez (Nicolas-Engène), né à Reims en 1799, entré à l'École normale en 1819, professeur de 1844 à 1859, mort en 1865.

4. Berger (Juhen-François-Adolplie), né en 1810, entré à l'École normale en 1827, mort en 1809.

5. Havet (Ernest-Auguste-Eugène), membre de Tlnstitut, né en 1813, entré à l'École normale en 1832, mort en 1889.

6. Ce travail est divisé en deux parties : 1° de l'Être; 2° de la Pensée, et remplit il pages petit format. (Voir ci-contre le facsimilé de l'écriture et p. 347, appendice I, la série des Propositions et un extrait.)

7. Divisées également en deux parties : 1"^ Idée de la science; 2" de l'Absolu; 59 pages petit format.

dogmatisme* », contient au commencement la note suivante : (( Je m'aperçois que j'aurai à refondre le cahier qui est le résumé de toute mon année dernière : c'est le travail de Pénélope. Chaque jour on monte sur ses [propres] épaules. »

Ce second travail débute ainsi : « Tout dépend de la méthode : aussi j'y reviens. Par méthode, j'entends le moyen d'avoir des perceptions vraies, en d'autres termes les conditions nécessaires pour avoir une suite de perceptions vraies.

(( Par vérité d'une perception, j'entends sa convenance avec son objet; je veux dire qu'elle soit subjectivement ce que l'objet est en soi.

(( Tout acte de l'intelligence, toute connaissance est une perception. La mémoire est une perception d'une modification présente, laquelle implique une perception passée. La conception est la perception d'une modification du même genre qu'on ne rapporte pas à une perception passée »..., et plus loin : « L'homme (sujet et auteur de la science) est mobile, mais l'objet de la science sera immobile. C'est le moi qui Tait la science, mais il bâtit sur l'absolu....

(( N'y a-t-il pas dans ceci une contradiction, et dans ce cas comment la résoudre? Depuis hier soir je me fatigue sans rien trouver....

(( 11 faMt prendre garde de tomber dans les défauts que nous reprochons à la méthode expérimentale. La science, (lisons-nous, ne doit renfermer que dos affirmations éternellement vraies. Les deux conditions fondamentales sont de tout percevoir sous le caractère de la nécessité et d'exclure toute possibilité d'erreur....

(( Avant de lire les infl/î/^/Vywcs d'Aristote, je veuxéclaircir un peu mes idées sur le sujet....

1. Philosophie : 88 pages polit format. Dogmatisme : 72 pages.

L'ÉCOLE NOIUIALH; 117

(( Théorie de la science : Aristolc pose (l'ai)onl la conclusion et cherche ensuite la mineure et la majeure.

(( Noos posons d'abord la notion et nous cherchons ensuite la conclusion.

(( .... Prouver que la nature de l'Être (en tant qu'essence) implique manifestation....

(( Mais comment réunissez-vous la manifestation expresse à la manifestation jion expresse? Ne faudra-t-il pas aussi insérer un moyen terme entre ces deux formes de la manifestation? Ne faudra-t-il pas aussi une cause qui fasse passer la manifestation de l'état de puissance à l'état d'acte?

(( Cette question est accablante, mais je ne désespère pas de la résoudre. »

Ainsi se poursuit ce travail à travers ses doutes et les revirements de sa pensée*; on sent l'idée se dégager peu à peu sous l'effort; à la suite d'une longue discussion sur l'absolu, il s'écrie : a Voilà déjà un pas immense; reste à effectuer la démonstration », et plus loin : « .... Si la nature de l'Etre en tant qu'Être pris en une quelconque de ses parties est manifestée, l'Être tout entier est manifesté. Car si l'essence est manifestée, cela résulte de la nature de l'absolu qui est à la fois essence et manifestation, et fait que l'un ne peut aller sans l'autre. Et ainsi on connaît la nature de l'absolu, qui est l'union des deux.

(( Voilà le problème résolu.

(( Je ne veux plus que me rendre compte de ce procédé inductif et savoir s'il n'est qu'une forme de la déduction.

« J'en reviens donc au point de vue et à la méthode des Méditations de Descartes. J'ai perfectionné et complété

1. Il traite tour à tour de la méthode, de l'individualité, du Panthéisme, des attributs, de la théorie de la science, de la forme et du fond dans les attributs de l'Absolu, de la théorie de l'Induction, des Universaux.

peu à peu mon idée de l'absolu; et je vois que pour la légitimer et la vérifier il faut remonter à la perception, et au raisonnement qui me la donne.

(( Il faudra prouver que l'induction ne me donne pas seulement, comme dit Schelling, l'infini-fini, ou, comme dit Hegel, ridée en mouvement, ou, comme dit Aristote, Tldée en acte; mais bien l'Être (absolu) manifesté (absolument).

(( Je veux définir tous mes termes afin de marcher plus sûrement. Définir un Être, c'est nonnner le terme immédiatement antérieur et circonscrire dans ce terme la quantité de réalité qui est celle de l'Être en question..., etc.

(( Soit deux natures, simples toutes deux comme telles, et ayant un tel rapport entre elles que B, la seconde, ne puisse être conçue que par la première A, mais que A puisse être conçu sans B.

({ Ce n'est pas seulement parce que A et B sont en raj)port que B est plural ; c'est parce que A est antérieur et que A est nécessairement dans le concept de B.

(( J'y suis enfin, mais maudit soit le problème, tant il est difficile. »

Dès cette seconde année commence à l'École la préparation à l'agrégation : Ilippolyte Tauie avait choisi la philosophie et s'y plongea avec ardeur. Nous avons la plupart de ses analyses d'auteurs, accompagnées presque toujours de jugements personnels; nous ne pouvons qu'énumérer ici les différents sujels : les petits pliiluso)»hes grecs*, les philosophes d'Alexandrie^, Platon^, la l'hysique d'Aristotc'S ainsi que le traité de l'Ame ^, les premiers Analytiques^, la

1. 00 pages petit format. — 2. 55 pages petit format. 5. 47 pages petit format. — 4. 22 pages petit format.

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